Remous sur fond de données ouvertes

La présentation de la politique des données ouvertes... (Archives LeDroit)

Agrandir

La présentation de la politique des données ouvertes a amené le conseiller Maxime Tremblay à timidement remettre en question le programme du conseil.

Archives LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Gatineau veut développer une culture de données ouvertes en libérant des milliers de données qu'elle rendra disponibles aux entreprises afin qu'elles développement des applications intelligentes.

La Ville le fait déjà, notamment pour les parcs ou la collecte des matières résiduelles, mais elle s'apprête à faire un pas de plus dans sa démarche en adoptant une politique de données ouvertes. Dès que Québec en fera l'annonce, plus tard ce printemps, la Ville exportera certaines de ses données numériques sur un portail commun partagé par Montréal, Québec, Sherbrooke et Laval.

Cette nouvelle façon de gérer les données de la Ville doit se faire dans les budgets actuels, et sans nouvelle embauche, même si, comme le maire le précise, «dans certains cas, ça peut demander énormément de travail à nos fonctionnaires» de libérer des données.

L'équipement informatique de la Ville n'est aussi pas totalement adapté à la libération de données. Le maire admet que cela agit parfois comme un frein pour les fonctionnaires qui travaillent avec ces logiciels. Cet aspect est cependant pris en considération dans les choix financiers que fait la Ville dans le renouvellement de ses infrastructures informatiques.

Le maire insiste tout de même sur le sérieux de la démarche entreprise par la Ville. «Si dans les années qui viennent il fallait embaucher parce qu'on prend du retard, on portera un regard à ce moment-là. À ce stade, il serait prématuré d'embaucher.»

Tremblay attaque la DG

La tension demeure vive à la table du conseil en ce début d'année. Le moindre dossier est susceptible de provoquer des remous.

La présentation de la politique des données ouvertes en a été un autre exemple et a amené le conseiller Maxime Tremblay à timidement remettre en question le programme du conseil. Il doute de la pertinence d'un tel effort administratif et financier, à même les budgets actuels, qui force l'administration, selon lui, a laissé tomber d'autres choses qui pourraient être plus importantes que les données ouvertes.

La directrice générale Marie-Hélène Lajoie lui a rappelé que les élus ont adopté un programme du conseil et que l'administration a été mandatée pour réaliser un plan d'action qui prévoit la réalisation d'une telle politique.

Le conseiller Tremblay a rétorqué en lançant «j'aimerais ça Mme Lajoie que vous laissiez le côté politique aux politiciens», un reproche que n'a pas du tout apprécié la directrice générale. «Je ne parle pas de politique, je parle du programme du conseil adopté en 2014, a-t-elle vivement réagi. Notre mission comme administration est de livrer notre plan d'action administratif orienté par le conseil. Ce n'est pas de la politique, c'est de l'engagement administratif.»

Le maire Pedneaud-Jobin est ensuite intervenu en ajoutant qu'il n'appartient pas aux politiciens d'indiquer à l'administration comment elle doit allouer le temps aux employés pour livrer le programme du conseil.

«Quand on fait un programme du conseil, on décide qu'il y a des choses qu'on ne fera pas», a-t-il insisté.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer