Le maire veut «clarifier» les chapeaux de Claude Hamelin

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À la fois président des Grands feux du Casino, directeur de la corporation Place des festivals et directeur de la programmation pour le projet Zibi, Claude Hamelin est payé à la fois par des fonds publics et privés pour attirer des événements d'envergure à Gatineau.

Etienne Ranger, Archives LeDroit

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Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, s'interroge suffisamment sur les nombreux chapeaux que porte le promoteur d'événements Claude Hamelin pour demander «un avis» afin de s'assurer que ce dernier n'est pas au centre d'un «conflit de rôle».

Les propos du maire faisaient suite au questionnement soulevé par le chroniqueur du Droit, Patrick Duquette, qui affirmait dans notre édition de mercredi que des éclaircissements étaient devenus nécessaires dans le cas de M. Hamelin.

À la fois président des Grands feux du Casino du Lac-Leamy, directeur de la corporation Place des festivals et directeur de la programmation pour le projet Zibi, M. Hamelin est payé à la fois par des fonds publics et privés afin d'entretenir et développer des liens pour attirer des événements d'envergure à Gatineau.

C'est notamment le cas dans le dossier du Cirque du Soleil avec qui M. Hamelin négocie depuis plusieurs années, parfois à titre de directeur de Destination Gatineau et Place des festivals, donc payé par des fonds publics, et parfois à titre de directeur de la programmation pour Zibi, dans ce cas payé par Windmill, une entreprise privée.

Aux dernières nouvelles, M. Hamelin est sur le point d'attirer le légendaire cirque sur les terrains privés de Windmill, dans le projet Zibi.

Claude Hamelin a sursauté en prenant connaissance des propos du maire de Gatineau. En entrevue avec LeDroit, il s'est défendu vivement d'être dans un quelconque conflit de rôle. «Tout a toujours été très clair, dit-il. Quand j'ai accepté d'aller travailler à deux jours par semaine pour Zibi parce que Place des festivals était sur la glace à cause de la venue possible des Mosaïcultures au parc Jacques-Cartier, j'ai tout de suite avisé le conseil d'administration de Place des festivals. Le chef de cabinet du maire, Melvin Jomphe, était là. Personne n'a soulevé ce genre de questionnement.»

M. Hamelin rappelle que les terrains de Zibi ne pourront pas accueillir le Cirque du Soleil très longtemps. «Quand le site sera développé, il faudra déménager et le Cirque pourra alors s'installer au parc Jacques-Cartier, dans Place des festivals, dit-il. Les gens du cirque sont déjà au courant de ça. Je n'allais pas abandonner mes démarches avec le cirque parce que le maire veut les Mosaïcultures au parc Jacques-Cartier à l'été 2017, ce qui est bien correct.»

Le maire est d'avis qu'il revient avant tout aux différents patrons du promoteur de décider s'ils sont à l'aise avec les activités de M. Hamelin.

Le conseiller Maxime Tremblay, qui siège aussi à Place des festivals, affirme que si M. Hamelin se place en apparence de conflits d'intérêts, il en va de même pour bien des intervenants très impliqués partout dans la région.

«Dans le cas du Cirque du Soleil, tout a été transparent, note le conseiller. La corporation Place des festivals a été mise au courant de cette possibilité, tout comme le comité du 150e et le cabinet du maire de Gatineau. Il n'y a aucune cachette. M. Hamelin travaille une journée par semaine pour Place des festivals, on ne peut pas empêcher les gens de travailler ailleurs.»

«Clarifier les choses»

«Par souci de vouloir m'assurer qu'on puisse clarifier les choses, je vais demander un avis afin de voir s'il n'y a pas quelque chose au niveau des conflits de rôles, a affirmé M. Pedneaud-Jobin. M. Hamelin reçoit de l'aide financière de la Ville pour les Grands feux et on a mis des fonds [par le passé dans Destination Gatineau].»

Place des festivals «n'est pas dans le périmètre comptable de la Ville», a précisé le maire. De fait, cette corporation n'a reçu aucune somme directement ou indirectement de la Ville depuis l'arrivée en poste de la nouvelle administration. L'enveloppe de 500 000$ consentie à Destination Gatineau en 2010 sert encore à payer le salaire de M. Hamelin au sein de Place des festivals.

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