Le projet de Goneau est «incohérent» selon des conseillers de Sherbrooke

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La conseillère municipale de Gatineau Sylvie Goneau était notamment entouré,e la semaine dernière, d'un candidat défait dans Pointe-Gatineau en 2013, Patrick Pilon, et du conseiller gatinois Mike Duggan pour annoncer la fondation du Regroupement des élus municipaux indépendants (RÉMI).

Martin Roy, Archives LeDroit

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Le regroupement d'élus municipaux indépendants lancé par la conseillère gatinoise Sylvie Goneau, vendredi dernier, est accueilli avec un grand scepticisme par plusieurs conseillers indépendants de la Ville de Sherbrooke.

Certains conseillers indépendants de Sherbrooke ont dénoncé la façon dont Mme Goneau s'y est prise pour annoncer la fondation du Regroupement des élus municipaux indépendants (RÉMI) pour la démocratie, un organisme à but non lucratif qui doit agir comme lobby auprès du gouvernement provincial afin d'éliminer les iniquités entre les élus municipaux indépendants et ceux issus de partis politiques.

Six conseillers indépendants de Sherbrooke ont fait six heures de route, vendredi, pour être présents lors de la conférence de presse de Mme Goneau. Toutefois, trois autres conseillers indépendants, Hélène Dauphinais, Pierre Tardif et Jean-François Rouleau, informés à la dernière minute de la tenue de l'événement, jugent que le projet de Mme Goneau est «nébuleux» et par moments «incohérent».

«Il nous manque encore beaucoup d'informations. Avec le peu d'informations qu'on a à ce moment-ci, ça ne me rejoint pas beaucoup. Ils font une conférence et on a de la misère à savoir ce qu'ils veulent. Pourtant, ce sont des élus avec beaucoup d'expérience qui s'y prennent comme ça», indique Hélène Dauphinais. «Ça fait partie du débat politique et c'est correct, mais vite comme ça, c'est difficile de voir ce que ça peut amener à la Ville de Sherbrooke», a ajouté Jean-François Rouleau.

Les conseillers indépendants Pierre Tardif, Hélène Dauphinais, Annie... (La Tribune archives, René Marquis) - image 2.0

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Les conseillers indépendants Pierre Tardif, Hélène Dauphinais, Annie Godbout et Jean-François Rouleau.

La Tribune archives, René Marquis

Deux classes d'indépendants?

Comme ils sont indépendants eux aussi, MM. Rouleau et Tardif ainsi que Mme Dauphinais ne s'expliquent pas qu'on les ait exclus d'une telle rencontre et trouvent paradoxal que des élus indépendants, qui devraient prêcher la transparence, aient oeuvré «en catimini» dans ce dossier. Une invitation a été envoyée seulement à 11 h 30 vendredi pour les inviter à une conférence de presse deux heures plus tard... à Gatineau, même si leur confrère David Price, présent à la conférence, a affirmé que son groupe planchait depuis plus de six mois sur le RÉMI.

«Dans ces circonstances, on peut considérer que ç'a été organisé en cachette, c'est malheureux», mentionne Jean-François Rouleau. «On ne nous a pas considérés, ça c'est certain, déplore aussi Pierre Tardif. Il faut comprendre qu'il y a différentes classes d'indépendants j'imagine.»

«Ils ne veulent pas discuter sur la place publique, ils veulent faire du lobbying auprès du ministre Moreau, soutient Hélène Dauphinais. Un indépendant, c'est tout le contraire de ça. C'est le contact direct avec le citoyen sans le filtre d'un parti, pas de passer par la porte en arrière.»

«C'est vraiment embryonnaire, constate le conseiller sherbrookois Marc Denault. Il y a des points qui semblent un peu incohérents, mais on va laisser une chance au coureur. L'effort fait est louable et je ne peux pas m'opposer à toute démarche qui vise à aider les candidats indépendants.»

Avec Charles Beaudoin, La Tribune

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