Cinq mois dans une roulotte à cause d'informations «erronées»

Michel Michon a été contraint de vivre cinq... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Michel Michon a été contraint de vivre cinq mois dans une roulotte avec sa conjointe après avoir reçu des «informations erronées» de la part du service d'urbanisme de la Ville de Gatineau.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Michel Michon et Renée Latourelle étaient loin de se douter que leur projet de retraite serait si compliqué à réaliser.

Ils ont dû se résigner à vivre cinq mois dans une roulotte après avoir reçu des informations «erronées» de la part de la Ville de Gatineau au cours de leurs démarches pour se faire bâtir une maison dans une zone nouvellement identifiée à risque de glissement de terrain.

En 2011, le couple Michon-Latourelle a fait l'acquisition d'un terrain à l'angle de la rue Tony et de l'impasse des Cornouillers, au nord de l'autoroute 50, près du boulevard Lorrain, dans le but d'y faire ériger une résidence. Un an plus tard, le ministère des Transports du Québec produit une nouvelle carte des zones exposées aux glissements de terrain, selon laquelle le terrain du couple est considéré à risque.

M. Michon et Mme Latourelle ont présenté une demande de permis de construction à l'automne 2013. Un véritable casse-tête bureaucratique s'est alors dressé devant eux, si bien que deux ans plus tard, une plainte a été déposée au Bureau de l'ombudsman de la Ville de Gatineau. Le couple ignore toujours s'il pourra ou non procéder à la construction de la maison.

Le Bureau de l'ombudsman a jugé ce dossier assez complexe pour créer une commission sur la délivrance des permis de construction en zone de mouvement de masse, qui a rendu public mercredi son rapport sur le cas.

Toujours rien de certain

Le document précise qu'à la suite de la demande de permis de construction par M. Michon, «le citoyen a reçu des informations erronées et parfois contradictoires dans le cours de ses démarches avec la Ville», de sorte qu'à ce jour, il «n'est toujours pas certain d'obtenir un permis».

Des informations «voulant que le dossier soit réglé rapidement» ont ainsi été données à M. Michon, note le rapport en soulignant que «le citoyen a dû constamment faire des suivis auprès des intervenants municipaux pour connaître l'évolution de son dossier, sans aboutissement».

«Ils nous ont confirmé au mois de février [2014] qu'on pouvait construire, a raconté M. Michon. Notre maison, on l'a vendue pour le mois de juin, donc on n'a rien cherché et on a été obligé de rester dans une roulotte pendant cinq mois. On a été obligé d'entreposer notre ménage dans trois places différentes. Le ménage est encore entreposé partout et on reste en appartement alors qu'on n'est jamais resté en appartement, donc ça nous dérange beaucoup, mais au moins on a un toit.»

Le couple, qui héberge la mère de Mme Latourelle, souhaitait s'établir sur l'impasse des Cornouillers afin de se rapprocher d'une autre membre de la famille et ainsi faciliter les soins à prodiguer à l'octogénaire. Jusqu'à présent, le couple estime avoir dépensé au-delà de 125 000 $ pour son projet.

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