Une usine d'eau potable modernisée à Buckingham

Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, le député... (Martin Roy, LeDroit)

Agrandir

Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, le député de Papineau, Alexandre Iracà, ainsi que le député d'Argenteuil-La Petite Nation , Stéphane Lauzon, à l'intérieur des installations complètement rénovées

Martin Roy, LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

L'est de la Ville de Gatineau peut maintenant compter sur une usine de production d'eau potable moderne, respectant les normes en vigueur les plus récentes et qui doit être capable de faire face à la croissance démographique du secteur pour au moins les 25 prochaines années.

Une somme de 30 millions $ aura été nécessaire pour moderniser l'usine de production d'eau de Buckingham, et en faire, du même coup, la première à Gatineau à utiliser un procédé de filtration biologique. Le gouvernement fédéral a participé au financement des travaux à raison de 21 millions $ par le biais du Fonds de la taxe sur l'essence. Le gouvernement du Québec a pour sa part dépensé 9 millions $ pour ces travaux.

Le député de Papineau, Alexandre Iracà, a rappelé la tragédie de Walkerton pour démontrer l'importance d'investir dans ce type d'infrastructure. «Nous tenons souvent pour acquis que tout sera correct quand on tourne le robinet, mais c'est important d'investir pour avoir de bonnes infrastructures», a-t-il affirmé pour souligner, lundi, la fin officielle des travaux de l'usine de la rue Charles.

Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, se rappelait avoir visité, lors d'une sortie scolaire à l'âge de 8 ans, l'usine de Buckingham construite en 1976. «Il y avait un grand besoin de faire une mise aux normes, a-t-il dit. Ce ne sont pas les choix les plus populaires, mais il est essentiel d'investir dans ce type d'infrastructure.»

L'usine desservira quelque 9700 foyers, soit plus de 25 000 citoyens. Ces investissements font partie du vaste chantier de 140 millions $ lancé par Gatineau, il y a quelques années, pour moderniser ses usines de traitement de l'eau et des eaux usées des quatre coins de la Ville.

Dans les budgets

Le maire Pedneaud-Jobin s'est félicité que ce projet ait été réalisé «dans les temps et dans les budgets». Son discours contrastait avec celui de juillet dernier où il affirmait s'inquiéter des dépassements de coûts dans ce dossier. De fait, les premières soumissions, en 2013, étaient 20% plus élevées que les estimations faites par le consultant embauché par la Ville. De nombreux ajustements ont aussi fait gonfler la facture au fils des mois, mais le montant est demeuré à l'intérieur des «plans de contingence» de la Ville.

Quant aux estimations de prix au départ, le maire a coupé court aux explications. «Nous avons un différend avec une firme externe concernant la qualité de leur travail, a-t-il précisé. Le dossier est maintenant judiciarisé.»

Pas de projet en attente

Le nouveau député libéral d'Argenteuil-La Petite Nation, Stéphane Lauzon, a rappelé que le gouvernement allait doubler le financement prévu des infrastructures au cours des deux prochaines années et ajouter 60 milliards $ sur 10 ans dans un nouveau fonds chantier Canada. Il a réitéré son engagement de la dernière campagne électorale de créer un guichet unique pour recevoir les demandes de financement liées à ce nouveau programme. Il rencontre actuellement les maires de sa circonscription pour leur expliquer les paramètres du nouveau fonds fédéral.

Il a aussi rappelé que plusieurs projets d'infrastructures avaient été mis sur la glace par l'ancien gouvernement. «Les projets en attente sont encore à l'étude, mais nous allons faire en sorte que ces projets soient vus en priorité», a-t-il dit.

La Ville a confirmé qu'elle n'avait actuellement aucun projet d'infrastructure en attente de financement du fédéral.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer