Un lien différent du Rapibus pour l'ouest

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Les études finales sur le futur lien rapide de transport vers l'ouest de Gatineau seront présentées aux citoyens ce printemps.

Etienne Ranger, Archives LeDroit

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Les Gatinois de l'ouest de la ville ne doivent pas nécessairement s'attendre à un lien rapide du type Rapibus pour les desservir pendant les prochaines décennies.

La façon dont le secteur s'est développé, sa géographie et la protection du patrimoine bâti posent des défis et des contraintes de planification qui n'étaient pas présents dans l'est de la ville.

Les études finales qui seront soumises à la population lors d'une consultation publique prévue au printemps ne sont pas encore terminées. Il y a encore des analyses à faire, mais le portrait commence à s'éclaircir pour le président de la Société de transport de l'Outaouais (STO), le conseiller Gilles Carpentier. Le secteur ouest de Gatineau n'est peut-être pas fait pour accueillir un lien de transport rapide en «site propre», d'un bout à l'autre, comme le Rapibus.

«On veut que les gens comprennent qu'il ne s'agit pas d'une consultation bidon, ce sera sérieux et les gens auront à se prononcer.»

Gilles Carpentier
président de la STO
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La façon dont l'ouest de Gatineau s'est développé et la protection du patrimoine bâti posent des défis qui n'étaient pas présents dans l'est de la ville.

Martin Roy, Archives LeDroit

Trois tracés ont émergé dans la planification du transport vers l'ouest, mais M. Carpentier «anticipe» une infrastructure hybride, qui pourrait marier des bouts de tracés en site propre à d'autres tronçons sur le réseau routier déjà existant, mais complètement réorganisés de manière à les rendre prioritaires au transport en commun.

«On pourrait parler d'une combinaison de solutions, explique le président de la STO. Des voies rapides, des feux de circulation prioritaires pour les autobus. Un aménagement de nature à donner la priorité au transport en commun plutôt qu'un site propre unique. Cela peut aussi combiner des tracés en site propre.»

Électrifier le lien rapide

Gilles Carpentier aime rappeler qu'en transport en commun, «il faut se projeter dans le temps et penser à un aménagement durable du territoire».

L'électrification du lien rapide vers l'ouest de Gatineau apparaît de plus en plus probable. «C'est certain qu'il faut s'aligner sur l'objectif du gouvernement provincial, note-t-il. Et l'électrification, ce n'est pas nécessairement un véhicule à roues qui fonctionne avec une batterie. On peut aussi parler de train léger, de tramway ou de trams.»

Signe que la STO accorde une importance particulière à l'aspect technologique du projet, l'un des consultants engagés par le transporteur public pour planifier le lien vers l'ouest est spécialisé en transport léger, note M. Carpentier.

Simulations avec le pont Prince-de-Galles

Les consultations publiques prévues au printemps par la STO devraient être différentes de ce qui se faisait en la matière par le passé, soutient M. Carpentier.

«On va être innovateur et créatif dans notre démarche, dit-il. On veut que les gens comprennent qu'il ne s'agit pas d'une consultation bidon, ce sera sérieux et les gens auront à se prononcer.»

Les gens pourront examiner des simulations précises de circulation en fonction de différents points d'arrimage avec Ottawa. On tenterait d'éloigner le transport en commun du pont du Portage et de maximiser l'utilisation du pont Champlain. Des simulations montrent aussi à quoi ressemblerait la situation si le point de contact avec Ottawa avait lieu sur le pont Prince-de-Galles.

La station phare de la ligne de la Confédération prend forme

De nombreux dignitaires ont pu constater l'avancée des... (Twitter, JimWatsonOttawa) - image 5.0

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De nombreux dignitaires ont pu constater l'avancée des travaux mercredi.

Twitter, JimWatsonOttawa

Les travaux de construction de la station Tremblay de la ligne de la Confédération devraient être terminés avant la fin de l'hiver 2017.

Le ministre ontarien de l'Infrastructure et des collectivités, Amarjeet Sohi, le député provincial d'Ottawa-Sud, John Fraser, et le maire d'Ottawa, Jim Watson, ont pu constater l'avancée des travaux mercredi.

Cette station phare constituera «l'épine dorsale» du réseau de train léger à Ottawa, a souligné le ministre Sohi. Les travaux de construction respectent le calendrier et le budget prévus. La station est située sur le chemin Tremblay, non loin de la gare de VIA Rail.

Les citoyens pourront accéder facilement au parc Raymond-Chabot-Grant-Thornton et aux entreprises des deux côtés de l'autoroute 417, grâce à la passerelle pour piétons du chemin Coventry. La nouvelle station sera munie de quais couverts en direction est et ouest. Les planchers seront chauffés pour prévenir l'accumulation de glace et de neige. Des panneaux d'affichage annonceront l'heure d'arrivée des trains. Une voie piétonnière couverte mènera vers la gare VIA Rail. Il y aura des bancs accessibles, des ascenseurs, 16 supports à vélo et une place publique du côté sud de l'entrée de la station de train léger.

Projet de 2,1 milliards $, la ligne de la Confédération est financée par les trois niveaux de gouvernement. Le fédéral y versera 600 millions $, tandis que la Ville d'Ottawa y versera environ 448, 5 millions $. Le solde proviendra des redevances et du fonds de réserve du transport en commun.

- Huguette Young, LeDroit

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