La rentrée politique à Gatineau

Le maire de Gatineau et le grand patron... (Courtoisie, Brigil)

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Le maire de Gatineau et le grand patron de Brigil ont profité du temps des Fêtes pour rétablir certains ponts qui avaient peut-être été fragilisés au cours des derniers mois, dans la foulée de la présentation du projet Place des peuples.

Courtoisie, Brigil

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Les sujets à retenir de la rentrée politique à Gatineau: Guertin, Brigil et le développement économique.

Guertin: une décision d'ici cet été

Une décision doit être prise d'ici l'été prochain dans le dossier Guertin, fait savoir le maire Maxime Pedneaud-Jobin. Il s'agit cependant plus d'un souhait de sa part que d'un échéancier précis dans ce dossier qui n'a jamais été à court de mauvaises surprises au fil des ans. Une chose est claire, a précisé le maire, c'est que lorsque le conseil aura à se prononcer sur un projet ou un autre, toutes les options sur la table auront été préalablement validées par le gouvernement du Québec. «Nous ne pouvons pas nous permettre un autre échec dans ce dossier, a insisté le maire. Je veux bien travailler. Nous allons faire valider l'ensemble des options avant de les présenter au conseil municipal.» Les discussions se poursuivent entre les hauts fonctionnaires du gouvernement et de la Ville de Gatineau. Le maire a aussi ouvert la porte à une plus grande participation financière de la Ville de Gatineau dans le projet. Jusqu'ici, la Ville se disait, publiquement, prête à consentir un montant de 1,2 million $ en location de temps de glace. «Le principe c'est de répondre à des besoins municipaux, a précisé le maire. Nous pourrions payer plus pour louer plus de temps si ça répond à un besoin. Ce qu'on cherche à faire, c'est de sauver les Olympiques en répondant à des besoins municipaux.» Deux projets sont toujours en analyse à Québec. Celui de Vision multisports Outaouais et celui des Sénateurs d'Ottawa. Les deux organisations proposent un complexe de plusieurs glaces dont une pouvant répondre aux besoins des Olympiques de Gatineau.

Un différend pas un affrontement

Le maire de Gatineau et le grand patron de Brigil ont profité du temps des Fêtes pour rétablir certains ponts qui avaient peut-être été fragilisés au cours des derniers mois, dans la foulée de la présentation du projet Place des peuples. «On a beaucoup fait de ce dossier une opposition de personnalités, a noté M. Pedneaud-Jobin. Pour moi, c'est bien clair, Gilles Desjardins et son projet, ce sont deux choses. M. Desjardins, c'est notre plus grand philanthrope. [...] Des gens comme lui, ça en prend. Ce n'est pas parce que nous avons un différend sur un dossier en particulier que nous sommes dans un affrontement et dans une opposition personnelle et j'étais content de pouvoir lui dire.» Quant au projet Place des peuples, la suite des choses demeure encore très vague. Les deux hommes se sont rencontrés la semaine dernière. Le maire a ouvert la porte à ce que le conseil se prononce sur «les principes» du projet, mais il est demeuré évasif sur le moment où cette position pourrait être prise.

Une machine qui doit s'adapter

Les MRC ont coupé court aux ambitions gatinoises de jouer le rôle de leader régional dans le développement économique. La volonté des préfets de partager des ressources financières pour se doter d'une structure de développement économique régionale est «très faible», a admis le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin. «S'il n'y a pas de volonté de leur côté, nous n'attendrons pas après les MRC, a-t-il ajouté. Pour danser, il faut être deux, et si je suis seul, ça ne m'empêchera pas de travailler pour Gatineau.» C'est dans ce contexte qu'une nouvelle mouture pour la structure de développement économique sera présentée, à huis clos, aux élus, d'ici la fin du mois. Une décision finale doit être prise rapidement puisque le tout doit être en place au plus tard en juin. Le maire a précisé que le travail sur ce nouveau modèle de développement économique se fera conjointement avec la deuxième phase de la réforme en urbanisme. «On est à la recherche de l'effet guichet unique ou compte-client, a rappelé le maire. Actuellement, les gens d'affaires font face à une machine municipale. Nous devons plutôt avoir une machine qui s'adapte.» En ce sens, dit-il, la suite de la réforme en urbanisme ne peut pas être dissociée de l'accompagnement que fait le CLD auprès des gens d'affaires.

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