Déneigement: «on a échappé le ballon», admet le maire de Gatineau

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«Pour le déneigement des trottoirs, c'est clair, on a échappé le ballon», a admis le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin.

Étienne Ranger, Archives LeDroit

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On dit qu'une faute avouée est à demi pardonnée. Vendredi, le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, s'est prêté à un acte de contrition. «Pour le déneigement des trottoirs, c'est clair, on a échappé le ballon», a-t-il admis.

Cette admission ne sera cependant pas suffisante pour satisfaire les citoyens et contribuables qui s'attendent de leur ville à en avoir pour leur argent, même en hiver, même quand il neige et même quand une tempête laisse 40 centimètres de neige au sol en 12 heures.

Le maire et le responsable du dossier du déneigement, le conseiller Jean Lessard, le savent que trop bien. «Nous ne sommes pas à l'aise avec la situation, a indiqué M. Lessard. Nous aurons un état de situation complet la semaine prochaine et nous verrons ce qu'on peut corriger pour les prochaines tempêtes. On va s'asseoir et nous verrons ce qu'on peut changer dans les prochains budgets.»

Autopsie

Le maire Pedneaud-Jobin a insisté vendredi pour dire que les problèmes de déneigement des trottoirs à la suite de la tempête du 29 décembre dernier ne trouvent pas leur origine dans des décisions d'ordre financier. «Ça n'a rien à voir avec un choix financier, a-t-il dit. C'est vraiment le choix qui a été fait de pousser la neige des rues sur les trottoirs qui a mené à la situation que nous avons vécue.»

De fait, le directeur des travaux publics à la Ville de Gatineau, Marco Lalonde, a expliqué que le volume important de neige - et la rapidité avec laquelle elle s'accumulait - ont forcé les équipes de déneigement à pousser la neige sur les trottoirs. «Ce choix a été fait pour des raisons de sécurité, a ajouté le maire. Il fallait dégager les artères, mais cette décision nous a amené un autre problème de sécurité sur les trottoirs.»

À certains endroits, les amoncellements de neige sur les trottoirs sont devenus si imposants que les chenillettes devant les dégager n'étaient tout simplement pas assez puissantes pour faire le travail. Cela a forcé la Ville à utiliser ses énormes souffleuses, ce qui a considérablement retardé les opérations.

Instantanément, les plaintes des citoyens et des commissions scolaires ont commencé à affluer. Les méthodes systématiques de travail des équipes de déneigement ont volé en éclats, les cols bleus cherchant à éteindre des feux partout sur le territoire et à s'occuper des cas les plus pressants.

Revoir les budgets

Le maire Pedneaud-Jobin a précisé que le conseil se penchera sur la question du budget du déneigement, mais uniquement pour l'hiver prochain.

«Nous avons quelques scénarios, a-t-il dit. Est-ce que nous voulons augmenter notre budget pour recourir à des entrepreneurs privés qui viennent nous aider quand nous ne sommes plus capables de fournir? La question devra être posée. C'est un choix important. C'est de l'argent qu'on garantit, en partie, à ces entrepreneurs, même si nous ne faisons pas appel à leurs services. Si nous mettons de l'argent là, c'est de l'argent que nous ne pourrons pas mettre ailleurs.»

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