Huit réfugiés syriens sont arrivés à Gatineau

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Une famille de huit syriens, parrainée par l'État, est arrivée à Gatineau mercredi après-midi.

Etienne Ranger, LeDroit

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Les bras de la Ville de Gatineau étaient grands ouverts depuis plus d'un mois, mais ce n'est que mercredi qu'ils ont pu accueillir la première famille de réfugiés syriens parrainés par l'État.

Visiblement exténués, Whalid Dablan et sa conjointe, tous deux âgés de 33 ans, ainsi que leurs six enfants - quatre filles et deux garçons âgés de 3, 6, 9, 12 et 14 ans -, sont arrivés à Gatineau en milieu d'après-midi, après être atterris à Montréal, mardi soir. Ils seront d'abord hébergés par Accueil parrainage Outaouais pendant la prochaine semaine, le temps de leur trouver un logement bien à eux.

Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, était sur place pour les accueillir. «Si notre ville est très froide, notre coeur, lui, est chaud et généreux. Les Gatinois l'ont déjà démontré à plusieurs reprises», a lancé le maire, heureux d'accueillir cette première famille de réfugiés syriens.

«Gatineau a une grande capacité d'accueil. On doit faire notre part dans une crise humanitaire comme celle-là.»

La famille Dablan a fui la guerre en Syrie il y a environ quatre ans. Ils sont originaires de Hamah, une région qui avait rapidement été abandonnée aux djihadistes par le régime syrien. Cette vallée est située au nord de la ville de Homs, complètement détruite par les combats que se sont livrés les rebelles et l'armée syrienne. Depuis, ils attendaient au Liban qu'un pays d'accueil tende la main.

Whalid Dablan ne connaissait rien du Canada avant d'apprendre que le pays deviendrait la terre d'accueil de sa famille. «Je ne sais pas trop comment m'exprimer, a lancé le père de famille par le biais d'un interprète. Jusqu'à maintenant tout se passe bien, c'est même excellent. Il fait froid dehors, mais à l'intérieur, c'est chaleureux. Chez nous, c'était vraiment la guerre. Nous avons maintenant beaucoup d'espoir. C'est déjà un grand pas d'être ici.»

Bato Redzovic, directeur général de l'organisme Accueil parrainage Outaouais, reçoit des centaines de réfugiés par année. Lui-même réfugié, il ne sait que trop bien par quoi viennent de passer ces nouveaux Gatinois d'adoption. «J'imagine que ç'a été une lutte pour cette famille, une bataille pour la survie, pour garder la famille ensemble et se réinstaller ailleurs, a-t-il lancé. On va tout faire pour qu'ils aient une belle vie ici, à Gatineau, une vie en paix, en tranquillité dans une société démocratique.»

Les prochaines semaines seront chargées pour la famille Dablan.

D'ici mercredi prochain, ils devront avoir trouvé un logement. Ils recevront toute l'aide nécessaire d'APO. «Nous allons les équiper de meubles, de literie et dans le fond de tout le nécessaire quand on emménage dans un nouvel appartement, explique M. Redzovic. Nous allons leur faire leur première épicerie, brancher le téléphone, et ensuite il faudra inscrire les enfants à l'école et les parents aux cours de francisation.»

Ces cours de français devraient durer environ neuf mois. Ce n'est qu'ensuite que les parents pourront se mettre à la recherche d'un emploi. Comme ils sont parrainés par l'État, ils pourront compter d'ici là sur l'aide sociale pour vivre et nourrir leurs six enfants.

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Le maire Maxime Pedneaud-Jobin était sur place pour accueillir la famille Dablan.

Etienne Ranger, LeDroit

Gatineau veut En faire plus

Des dizaines d'autres familles syriennes passeront par les mêmes étapes à Gatineau, au cours des prochains mois.

Gatineau s'attend à recevoir environ 330 réfugiés syriens en 2016. Du nombre, une centaine serait parrainée par le privé.

«C'est peu, indique M. Pedneaud-Jobin. J'ai informé le ministre fédéral de l'Immigration et j'en ai parlé au premier ministre Philippe Couillard. Gatineau peut faire un effort supplémentaire. Les immigrants enrichissent nos communautés, ils sont motivés, ils veulent travailler, s'en sortir et parfois même créer des emplois à titre d'entrepreneurs. On peut faire plus c'est très clair. J'ai même dit au maire de Montréal, Denis Coderre, que nous sommes prêts à en accueillir plus s'il avait un problème de capacité d'accueil chez lui.»

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