La Sporthèque réclame 230 000 $ à Gatineau

À la suite de l'incident, la Sporthèque a dû... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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À la suite de l'incident, la Sporthèque a dû dépanner sa clientèle avec des toilettes extérieures et fournir de l'eau embouteillée pendant deux mois.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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La Sporthèque poursuit la Ville de Gatineau pour un bris d'aqueduc survenu l'été dernier.

En juillet, le commerce bien connu de la rue Jean-Proulx a eu les pieds dans l'eau après qu'une borne-fontaine défectueuse se soit ouverte «en coup de bélier».

Selon la requête déposée en Cour supérieure, Gatineau aurait fait preuve de négligence en ne prenant pas les mesures nécessaires assez rapidement pour régler la situation.

Le commerce a dû dépanner sa clientèle avec des toilettes extérieures et fournir de l'eau embouteillée pendant deux mois.

Au début juillet, le commerce a retenu les services d'un expert pour refaire ses circuits de gicleurs. Lorsque l'entreprise Paquin a effectué un test de pression d'eau, la borne-fontaine desservant le bâtiment s'est ouverte en un seul coup. Un représentant de la Ville était présent.

C'est alors qu'un responsable de la Sporthèque a découvert qu'un mélange d'eau, de glaise et de sable montait «de façon très inquiétante» dans le sous-sol.

La Sporthèque a contacté la Ville de Gatineau pour faire fermer la valve d'eau et arrêter la fuite.

Un employé municipal s'est présenté vers 18 h, mais n'a pas été capable de fermer complètement la valve, «et allègue qu'elle est rouillée et maganée». Selon la requête, l'employé a quitté les lieux sans se soucier des conséquences de l'écoulement d'eau pendant la nuit - et sans être certain que la valve était bien fermée.

Pendant la même période, une entreprise d'excavation a remarqué que la valve n'était pas fermée correctement.

Le lendemain, l'employé de la Ville de Gatineau est retourné sur les lieux et a pu, en «moins de 10 minutes», fermer correctement la valve après avoir effectué un nettoyage.

La Sporthèque a été sommée par Gatineau d'acheter une nouvelle borne au coût de 17 000 $.

Le commerce dit avoir été affecté, autant dans ses opérations que dans sa réputation.

Pendant quelques jours, le bâtiment a été alimenté en eau par un tuyau branché directement sur la borne.

La Sporthèque dit avoir déboursé 165 000 $ en travaux. Elle réclame aussi 50 000 $ en dommages et atteinte à la réputation.

Elle parle d'un «manque de jugement» de la part de l'employé et de l'administration municipale pour expliquer ses malheurs. «Sans cela, la situation aurait été bien moins pire», lit-on.

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