Brigil ne s'inquiète pas du «non» du Collège Saint-Joseph

Gilles Desjardins affirme qu'il n'est pas pressé d'aller... (Etienne Ranger, Archives LeDroit)

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Gilles Desjardins affirme qu'il n'est pas pressé d'aller de l'avant avec le projet Place des peuples.

Etienne Ranger, Archives LeDroit

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Le grand patron de Brigil, Gilles Desjardins, a beaucoup plus besoin d'un signal positif du conseil municipal que du terrain de stationnement que refuse de lui vendre le Collège Saint-Joseph pour aller de l'avant avec son projet Place des peuples.

L'homme d'affaires reconnaît que le lot détenu par l'établissement d'enseignement à l'angle des rues Notre-Dame-de-l'Île et Elisabeth-Bruyère lui permettrait de bonifier son projet domiciliaire et hôtelier de 55 étages, mais il assure qu'il peut faire sans.

«Ça n'empêche pas du tout la réalisation du projet, lance-t-il en entrevue avec LeDroit. Il faudrait faire quelques modifications à la base de l'immeuble dessiné par l'architecte Douglas Cardinal, mais le projet est tout à fait réalisable sans ce terrain.»

D'ici la fin janvier, Brigil remettra toute la documentation nécessaire concernant Place des peuples pour que les élus Gatinois puissent se prononcer pour ou contre le principe du projet. «Je ne vais pas donner à la Ville tout ce que ça prend pour obtenir un permis de bâtir, précise M. Desjardins. Ça me coûterait environ 10 millions $ à préparer. Je ne vais pas investir tout cet argent pour finalement me faire dire non. Ce que je cherche, c'est d'abord un accord de principe pour aller à l'étape suivante.»

L'ex-maire Bureau était emballé

Gilles Desjardins affirme que la Ville de Gatineau est au fait de ses projets sur la rue Laurier depuis septembre 2013.

«Le maire Marc Bureau avait vu les esquisses du projet et il était complètement emballé par le projet, dit-il. Il supportait le projet. À l'époque, il n'était question que d'un immeuble de 55 étages. M. Bureau était prêt à défendre le projet.»

L'histoire a voulu que Marc Bureau ait été chassé du pouvoir quelques mois plus tard. M. Desjardins affirme avoir informé le nouveau maire Maxime Pedneaud-Jobin dès le mois de mai 2014. «Il n'a pas voulu donner son opinion sur le projet, raconte M. Desjardins. Il disait déjà qu'il voulait avoir l'opinion des professionnels avant de se prononcer et j'ai toujours respecté sa position.»

Gilles Desjardins affirme qu'il n'est pas pressé d'aller de l'avant avec son projet Place des peuples. «Moi, je ne veux pas de chicane, je veux que mon projet soit rassembleur et qu'il soit aimé par les gens, dit-il. J'attendrai le temps qu'il faut. Si je dois attendre deux, six, huit, 18 ou 22 ans, j'attendrai. Je n'ai que 50 ans. Eugène Tassé en a 90. J'ai encore tout mon temps pour donner à Gatineau le projet qu'elle mérite.»

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