Attaques et contradictions de la conseillère Goneau

La conseillère Sylvie Goneau... (Etienne Ranger, Archives LeDroit)

Agrandir

La conseillère Sylvie Goneau

Etienne Ranger, Archives LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

La conseillère gatinoise Sylvie Goneau s'est attaquée au conseiller Richard Bégin, mardi, en l'accusant de ne faire aucun effort pour s'assurer que la gent féminine est bien représentée au comité consultatif d'urbanisme (CCU) qu'il préside.

Mme Goneau reproche à M. Bégin d'avoir nommé que des hommes dans les postes nouvellement vacants au CCU. «J'ai de la difficulté à croire que quand on cherche un simple citoyen pour un poste, qu'il n'y avait pas au minimum une femme capable de représenter les simples citoyens à ce comité, capable de lire des documents et de porter la vision de la Ville», a lancé Mme Goneau au terme de la séance du conseil municipal.

Richard Bégin n'a pas voulu réagir publiquement à la sortie de la conseillère de Bellevue, mais il a admis être dérangé par ce type d'attaque qu'il juge sans fondement, lui qui, dit-il, a travaillé avec et souvent pour des femmes toute sa vie.

Sylvie Goneau n'a pas tardé à être mise devant ses propres contradictions par ses adversaires politiques. «Elle verse des larmes de crocodile, a relancé le maire Maxime Pedneaud-Jobin, mercredi matin. Ce qui m'agace, c'est que Mme Goneau est présidente du comité consultatif agricole depuis deux ans et elle est encore la seule femme qui y siège. Elle n'a rien fait pour tenter de corriger cette situation.»

«Elle verse des larmes de crocodile. Ce qui m'agace, c'est que Mme Goneau est présidente du comité consultatif agricole depuis deux ans et elle est encore la seule femme qui y siège. Elle n'a rien fait pour tenter de corriger cette situation.»

Maxime Pedneaud-Jobin
maire de Gatineau

Mme Goneau a indiqué que c'est Québec qui est responsable des critères de nominations pour sa commission et que l'Union des producteurs agricoles nomme aussi deux membres pour lesquels elle affirme n'avoir pas un mot à dire. Vérification faite, Mme Goneau pourrait, si elle le souhaitait, améliorer la représentation des femmes au sein de sa propre commission. L'article 148.3 de la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme précise qu'il revient à la Ville, donc la commission, de nommer la majorité de ses membres selon des critères dictés par Québec. Rien ne l'empêche de nommer des femmes.

Le maire Pedneaud-Jobin a aussi rappelé à Mme Goneau qu'elle appuyait le seul homme qui se présente aux élections partielles dans Lac-Beauchamp, alors que deux femmes sont aussi candidates. L'une d'elles est membre d'Action Gatineau. «Notre candidate, Caroline Desrochers, a travaillé avec PolitiquElle, un comité auquel s'associe Mme Goneau qui veut encourager les jeunes femmes à faire de la politique, a affirmé le maire. Elle a une maîtrise en développement territorial, elle connaît le quartier, elle a toutes les qualités nécessaires et encore une fois, Mme Goneau n'appuie pas une candidature féminine.»

Sylvie Goneau a rappelé que Caroline Desrochers n'est pas une candidate indépendante, donc elle ne peut pas l'appuyer. «Il n'y a qu'une seule candidate féminine indépendante, mais j'ai toujours dit qu'il ne faut pas absolument une femme, ce sont les compétences qui comptent», a précisé Mme Goneau.

Tremblay accuse Action Gatineau d'en beurrer épais

Le conseiller Maxime Tremblay... (Archives LeDroit) - image 5.0

Agrandir

Le conseiller Maxime Tremblay

Archives LeDroit

Le fossé idéologique entre le maire Maxime Pedneaud-Jobin et le conseiller Maxime Tremblay se creuse encore un peu plus. 

Le conseiller du Plateau n'a toujours pas digéré la sortie médiatique des élus d'Action Gatineau, il y a plus d'un mois, à l'occasion du bilan de mi-mandat. Selon lui, le parti du maire Pedneaud-Jobin s'accorde beaucoup trop de crédit pour les réalisations du conseil jusqu'à maintenant. 

«Ces déclarations ont été une source de démotivation importante», a-t-il lancé dans son discours entourant l'adoption du budget mardi. 

«Je ne fais pas un combat, a-t-il ensuite expliqué à la presse régionale. Je réagis à ce que je vois et j'entends. Si Action Gatineau était sérieux, il ferait son bilan en plénier, devant les élus, pour qu'on puisse poser des questions, plutôt que de le faire uniquement devant les médias.»

Maxime Pedneaud-Jobin, fidèle à ses habitudes lors des sorties du conseiller Tremblay, n'a pas voulu mettre de l'huile sur le feu. «Il reste deux ans de travail à faire, a-t-il lancé. Je ne veux pas qu'on se mette en mode électoral tout de suite. Je ne sais pas si c'est ça son objectif, mais moi je ne veux pas rentrer là-dedans.»

M. Tremblay a assuré qu'il n'était pas en réflexion pour la mairie en 2017. 

«Il prétend qu'il est indépendant, a toutefois ajouté le maire, mais il appuie une indépendante qui se présente contre Action Gatineau dans l'élection partielle. Je peux le renvoyer à son contre-discours. Et lui pourra ensuite me renvoyer à mes contradictions et on va se chicaner comme ça pendant deux ans. C'est exactement ce que je ne veux pas. On doit demeurer en mode collaboratif le plus possible. C'est compliqué depuis le début avec M. Tremblay et ça va le rester.»

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer