La deuxième vie des boues septiques

Les boues septiques des Gatinois iront bientôt fertiliser les champs du Pontiac. (Patrick Sanfaçon, Archives La Presse)

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Patrick Sanfaçon, Archives La Presse

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Les boues septiques des Gatinois iront bientôt fertiliser les champs du Pontiac.

La Ville de Gatineau vient de conclure une entente de trois ans - pouvant aller jusqu'à cinq ans - avec la firme UTEau pour la valorisation de ses boues usées qui sortent de l'usine d'épuration. La Ville paiera 515 000$ par année pour faire transporter et épandre annuellement 7500 tonnes de boue septique dans la campagne pontissoise.

«On aimerait dans le futur pouvoir les vendre, toutes les villes voudraient faire ça, c'est vers ça qu'on s'en va, nos boues ont une valeur.»

Chantal Marcotte
directrice du service de l'environnement

À première vue, tout cela peut sembler surprenant, mais ce sont les champs du Pontiac, tout comme les finances de Gatineau, qui ne s'en porteront que mieux. La directrice du service de l'environnement de la Ville, Chantal Marcotte, explique que les boues septiques des Gatinois offrent une bonne constance dans leurs propriétés fertilisantes. «Il y a une carence en phosphore dans les champs du Pontiac et les boues de la Ville de Gatineau ont de bonnes concentrations d'azote et de phosphore.»

Pour la Ville, cette nouvelle façon de valoriser ses boues septiques lui permettra d'économiser 300 000$ par année. «On aimerait dans le futur pouvoir les vendre, toutes les villes voudraient faire ça, c'est vers ça qu'on s'en va, nos boues ont une valeur», ajoute Mme Marcotte.

L'usine de traitement des boues septiques de la Ville de Gatineau est devenue, en 1992, la première au Québec et au Canada à transformer des excréments humains séchés en engrais organiques. En 2012, LeDroit révélait que l'usine UTEau, située sur le site de l'ancienne usine Smurfit-Stone, dans le parc industriel du Pontiac, menait un important projet de recherche visant à valoriser les boues septiques à des fins agricoles. À l'époque, certaines étapes du procédé devaient encore être autorisées par le ministère de l'Environnement avant de pouvoir procéder à l'épandage.

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