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Facture salée pour le Cégep Heritage

Le Cégep Heritage a dû payer 360 000 $ en frais de croissance à la Ville de... (Archives, LeDroit)

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Le Cégep Heritage a dû payer 360 000 $ en frais de croissance à la Ville de Gatineau pour agrandir ses installations. Intraitable sur le principe, la Ville refusait de délivrer le permis de construction de l'établissement d'enseignement tant que cette facture n'était pas acquittée.

«Nous n'avons pas eu le choix de payer pour que la Ville approuve notre projet, lance le directeur général du Cégep Heritage, Michael Randall. Il n'y avait aucune négociation possible. Nous avons tenté de faire comprendre à la Ville que c'était problématique, que nous sommes une institution publique et que le montant était démesuré considérant l'ampleur du projet, mais en vain, nous avons payé la facture la semaine dernière. C'est un peu spécial de faire payer ce type de frais aux institutions publiques. Nous avons été très étonnés de ça.»

La direction du collège analyse actuellement la possibilité d'entamer des procédures juridiques contre la Ville afin de se faire rembourser la somme perçue, confirme M. Randall au Droit.

Le collège anglophone est à l'étroit depuis plusieurs années. Sa population étudiante atteint 1200 personnes, alors que ses installations sont conçues pour en accueillir 800, tout au plus. En avril, le gouvernement du Québec lui a octroyé une somme de 11,2 millions $ pour ajouter un bâtiment de deux étages où seront aménagés des salles de classe et des laboratoires. La bibliothèque et le secteur sportif seront aussi agrandis.

La première pelletée de terre pour lancer ces travaux doit avoir lieu jeudi. La députée de Hull, Maryse Gaudreault, et l'entrepreneur Gilles Desjardins, qui contribue à la fondation de l'établissement, doivent être présents.

Michael Randall remet aussi en question la façon «farfelue», dit-il, dont le calcul des frais de croissance est fait. La Ville précise que ces frais sont calculés en fonction de la superficie du lot faisant l'objet du développement, tout en considérant, dans le cas d'un agrandissement, la superficie du bâtiment existant.

«Notre facture est très élevée parce que nous nous trouvons sur un grand terrain de la Commission de la capitale nationale (CCN), explique le directeur général du collège. Nous avons été facturés en fonction de la totalité du terrain, même si les deux tiers de l'espace sont inutilisables selon les règlements de la commission. Je peux comprendre qu'un promoteur immobilier doit payer pour contribuer aux infrastructures, mais nous, nous offrons des services à la population avec l'argent des contribuables.»

Le Cégep de l'Outaouais s'était aussi vu contraint de payer une facture de 92 000 $ en frais de croissance en 2013. La direction de l'établissement n'avait cependant pas contesté cette imposition et n'a toujours pas l'intention de le faire.

M. Randall précise que l'argent pour payer les frais de croissance a été pris à même le budget d'exploitation de l'établissement, mais que cela n'affectera en rien les services aux étudiants.

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