Affrontement politique en vue à la veille du budget

Le conseiller Maxime Tremblay... (Archives LeDroit)

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Le conseiller Maxime Tremblay

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Un affrontement politique se dessine à Gatineau, à quelques heures du vote sur le budget 2016. Le conseiller Maxime Tremblay remet en question son appui au protocole d'entente avec l'Université du Québec en Outaouais (UQO), l'élément qui a suscité le plus de débats lors de l'étude du budget en novembre dernier.

En entrevue avec LeDroit, lundi, M. Tremblay a indiqué vivre plusieurs «malaises» avec la dépense de 200 000 $ pendant cinq ans que s'apprête à autoriser la Ville de Gatineau. La majeure partie de l'argent doit servir à financer la création de programmes à l'UQO, tandis qu'une tranche de 50 000 $ par année doit permettre la mise sur pied d'un observatoire sur le développement de l'Outaouais. «La Ville ne doit pas devenir un guichet automatique», lance-t-il.

C'est la visite récente à Gatineau du premier ministre du Québec, Philippe Couillard, qui a fait réfléchir le conseiller. M. Couillard a indiqué que la création de programmes devait être la grande priorité dans la région. «En ce sens, affirme M. Tremblay, je ne suis pas certain que le financement d'un observatoire est vraiment prioritaire, dit-il. Il s'agit en plus d'une initiative du maire, beaucoup plus qu'une demande ferme de l'UQO.»

Le conseiller Jocelyn Blondin, responsable du dossier de

l'éducation à la table du conseil, affirme que son collègue Maxime Tremblay aura son appui s'il

propose une résolution qui permettrait de transférer au développement de nouveaux programmes les 50 000 $ par année destinés à l'observatoire.

Maxime Tremblay rejoint ainsi la conseillère Sylvie Goneau qui s'était opposée au financement de l'observatoire, lors de l'étude du budget, et qui avait longuement débattu afin de faire reconnaître que les programmes créés grâce à l'argent des Gatinois devaient mener à du développement économique pour la ville.

Dans un communiqué émis vendredi, Mme Goneau a rappelé son opposition au financement d'un observatoire régional. «Ce n'est pas une priorité justifiée, indique-t-elle. Lors de la présentation au conseil, le maire était incapable de confirmer le partage des coûts avec les municipalités voisines. La Ville doit choisir son orientation pour le développement économique comme l'ont fait les MRC avoisinantes. Gatineau tarde encore à mettre en place des actions concrètes même une année après le Forum économique. Le projet d'observatoire est, de ce fait, prémédité.»

Et le Cégep?

M. Tremblay se questionne aussi sur la pertinence pour la Ville de financer seulement la création de programmes à l'université.

«L'enseignement supérieur, c'est aussi le niveau collégial, note-t-il. Est-ce que l'Alliance pour la cause de l'enseignement supérieur en Outaouais (ACESO) est d'accord avec nos priorités d'investissements dans le domaine? Est-ce que le Cégep va aussi nous demander de l'argent l'an prochain? Sommes-nous certains que ce que nous dépensons permettra de financer les programmes qui correspondent à nos besoins. Nous marchons sur une ligne très fine. La Ville ne doit pas commencer à financer le secteur de l'éducation. Je veux analyser ces questions avec mes collègues avant de décider.»

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