Après Bush, la méthode «Harper», selon Duggan

Mike Duggan estime que le président de Brigil... (Martin Roy, Archives LeDroit)

Agrandir

Mike Duggan estime que le président de Brigil a fait exactement ce dont il avait été accusé: de l'intimidation.

Martin Roy, Archives LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Si Gilles Desjardins souhaite mener à bien son projet Place des peuples dans le centre-ville de Gatineau, il doit revoir ses façons de faire, lui suggère le conseiller Mike Duggan, qui, au passage, qualifie les tours nouvellement redessinées de «grands couteaux de Rambo» qui s'élèvent dans le ciel.

Le conseiller du secteur Aylmer a ajouté sa voix, mardi, à celles qui dénoncent la stratégie mise de l'avant par le grand patron de Brigil pour faire la promotion de son projet. Rappelant l'épisode qui a opposé l'ancien président de la Chambre de commerce de Gatineau, Antoine Normand, à Gilles Desjardins, la semaine dernière, M. Duggan estime que le président de Brigil a fait exactement ce dont il avait été accusé: de l'intimidation, un peu à la méthode «Harper», ajoute-t-il, se gardant bien de faire référence à un ancien président américain.

«À mon avis, ce n'est pas la méthode que je souhaite voir dans ma ville, a-t-il dit. On veut construire une identité ensemble, pas en divisant. L'important, c'est la façon dont nous réalisons notre vision. Est-ce qu'on veut collaborer ou essayer de l'imposer? À mon avis, il veut imposer. Quand on impose des choses, ça provoque de l'injustice et je ne peux pas appuyer quelque chose qui provoque des injustices. La personne qui veut réaliser ce projet doit revoir ses méthodes. S'il veut forcer pour influencer les décideurs de façon malsaine, ça va aller mal et il va perdre beaucoup d'argent.»

Le centre-ville doit évoluer

M. Duggan était présent lors de la déclaration commune des neuf associations de résidents et de défense du patrimoine. Il s'est dit «impressionné» par ce mouvement citoyen. «C'est une dynamique intéressante dans l'évolution de la ville, a-t-il noté. On voit qu'il y a des intérêts d'affaires et d'argent, ainsi que les intérêts de la population du quartier. Tous ces citoyens qui sont ensemble, ça, c'est une victoire pour notre communauté.»

Les résidents du centre-ville devront accepter qu'ils habitent le centre-ville d'une grande ville, indique toutefois M. Duggan. Le statu quo ne sera pas éternel, le centre-ville devra évoluer, dit-il.

«Je crois qu'il faut faire des sacrifices au centre-ville, mais est-ce que ce projet est raisonnable? demande le conseiller. On voit que le projet Zibi est à échelle humaine et qu'il est tout à fait raisonnable. Ici, on a un projet un peu extrême. Moi, je ne suis pas tout à fait content de la nouvelle conception des tours. Elles ont l'air de deux grands couteaux de Rambo, mais ça, c'est sa vision [du promoteur].»

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer