Trois ans pour relancer l'aéroport de Gatineau

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Il s'agit de la troisième mouture du plan de relance de l'aéroport présenté aux élus.

Etienne Ranger, LeDroit

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La direction de l'aéroport de Gatineau se donne trois ans pour relancer et rentabiliser ses installations. Pour y arriver, elle compte entre autres attirer l'attention du marché des avions exécutifs, faire de l'oeil au domaine de l'aviation militaire et augmenter les activités de formation de pilotes.

Mais la priorité numéro un du plan de relance de l'aéroport présenté aux élus gatinois, mardi, est de développer une grappe industrielle aéronautique comme cela est spécifié depuis un an dans toutes les discussions concernant ce dossier. L'objectif est d'attirer des centres de tests de structures d'avions ainsi que des centres de recherches et de manufactures de pièces.

La direction de l'aéroport qui travaille sur ce plan depuis un an croit que la région «possède la majorité des éléments nécessaires» pour y arriver. Les opportunités sont nombreuses, précise-t-elle, notamment la volonté grandissante des compagnies européennes de venir s'installer au Québec à cause des subventions que réserve le gouvernement provincial à cette industrie.

Les incertitudes sont cependant aussi bien présentes dans ce domaine, précise le rapport. Une récession ralentirait considérablement les investissements, tout comme une diminution des subventions gouvernementales.

Il s'agit de la troisième mouture du plan de relance présenté aux élus. En juin, la direction de l'aéroport s'était fait dire de retourner faire ses devoirs. Mardi, le président du conseil d'administration de l'aéroport, Jean Lessard, avait de la difficulté à préciser ce qui avait vraiment changé depuis juin, mais le plan final a été approuvé à l'unanimité par le conseil, tout comme la prolongation jusqu'en 2018 du protocole d'entente entre la Ville et l'aéroport.

«On a écouté les commentaires des élus et nous avons ajouté des précisions sur les dates et comment mettre le plan en place, a indiqué M. Lessard. On a une étude de ressources humaines en cours qui va nous guider pour nous assurer qu'on a les bons employés à la bonne place. On a aussi l'appui clair de la Ville pour le développement. Nous pourrons aller plus facilement vers les gouvernements supérieurs pour présenter notre plan et demander de l'aide. Le développement économique [CLD] sera appelé à travailler avec nous comme il le fait déjà.»

M. Lessard n'était pas en mesure de préciser lesquels des différents créneaux identifiés par le rapport sont les plus prometteurs pour Gatineau. «C'est une étude qui va nous dire où aller». Il a précisé que les créneaux ciblés par la direction de l'aéroport ont été choisis à l'aide d'une «étude faite sommairement».

Questionné sur son niveau de confiance quant à la relance des infrastructures aéroportuaires de la Ville, le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin a affirmé «moi j'ai confiance que le travail qui devait être fait a été fait». Il estime que la réduction du déficit de l'aéroport à 330 000 $ par année démontre que la dynamique a changé. «Pour le reste, il y a toutes sortes de pistes, a-t-il ajouté. Est-ce que c'est assez concret? Ce sont les prochaines années qui vont nous le dire.»

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