Tours Brigil: «Je pense que c'est encore pire»

Brigil a présenté la nouvelle mouture de son... (Courtoisie, Brigil)

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Brigil a présenté la nouvelle mouture de son projet Place des peuples, jeudi dernier.

Courtoisie, Brigil

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En déposant la deuxième mouture de son projet de gratte-ciel au centre-ville de Gatineau, Brigil croyait en avoir fait assez pour convaincre les résidents du quartier du Musée de l'appuyer. Mais des derniers ne sont pas près de changer d'avis.

«Je pense que c'est encore pire au niveau de l'impact sur le quartier et de ses résidents, lance Marc Arseneau, un membre du groupe Protégeons le quartier du Musée. Le fait qu'on ait ajouté la base, même si c'est du deux à quatre étages, pour les premières séries de maisons, on vient de condamner complètement le soleil.»

À ce moment dans le processus, l'allure des tours importe peu pour leurs potentiels voisins, affirme-t-il. Tant que le projet continuera d'être de 35 et 55 étages, les résidents du quartier du Musée continueront de s'y opposer.

Le «début de la fin»

Marc Arseneau craint que les tours viennent non seulement réduire l'exposition au soleil, mais qu'elles viennent ni plus ni moins sonner le glas du quartier du Musée.

«On connaît déjà des personnes qui ont des maisons et qui n'attendent que ça pour le proposer. Si on a un 55 étages, comment on peut refuser un 15 étages juste à côté? [...] C'est le début de la fin pour un quartier vivant, c'est clair.»

En entrevue avec LeDroit, M. Arseneau a également contredit certains propos tenus par le porte-parole de Brigil, Yves Ducharme, jeudi dernier. Selon lui, il est faux que le quartier du Musée est peu connu, et il est possible d'attirer les touristes dans le quartier et d'organiser des visites guidées sans les deux tours.

«Personnellement, j'habite sur la rue Notre-Dame-de-l'Île, et il y a quand même beaucoup de gens qui passent. Il y a toujours moyen de mettre plus en valeur un quartier. Ce n'est pas une mauvaise idée, mais ça peut être fait sans son projet.»

Marc Arseneau confirme également ce que dénonçait Brigil, jeudi, ils ont refusé de participer aux consultations organisées par l'entreprise. «[Brigil] avait déjà dit qu'on ne changerait pas la hauteur et on avait déjà dit que c'était un projet démesuré. [...] Notre stratégie était de participer par le processus de la Ville. On croit à ce processus, beaucoup plus qu'à celui du promoteur.»

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