Budget à Gatineau: fin d'un «long fleuve tranquille»

Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, explique que... (Simon Séguin-Bertrand, archives LeDroit)

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Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, explique que l'ambiance prébudgétaire de cette année est en grande partie due au travail fait par le conseil au cours des deux premières années du mandat.

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L'étude du budget 2016 de la Ville de Gatineau tire à sa fin. Les élus se sont retirés à huis clos, mercredi, en après-midi, pour discuter de dossiers de ressources humaines. Les décisions finales doivent être prises jeudi matin. L'adoption officielle de ce budget de 560 millions $ doit avoir lieu le 8 décembre prochain.

Après des débats houleux, parfois acrimonieux lors de l'étude du budget 2015, il y a un an, plusieurs s'attendaient à une reprise presque intégrale cette année, mais il n'en fut rien. Le président du conseil municipal, Daniel Champagne, s'est même permis de citer un passage du journal LeDroit, hier, qualifiant l'exercice actuel de «long fleuve tranquille».

Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, explique que l'ambiance prébudgétaire de cette année est en grande partie due au travail fait par le conseil au cours des deux premières années du mandat.

«C'est le processus qu'on a mis en place, dit-il. On a pris les programmes de tout le monde, on s'est donné un programme du conseil, on s'est donné un plan d'action avec des échéances. Beaucoup de débats de fond ont été faits au cours des deux premières années. Le plan de déploiement des projets s'étend sur quatre ans et a été adopté l'an passé. On ne va pas refaire cette année les débats pour tous les projets sur le territoire. Là, on est plus à l'étape de livrer ces projets.»

L'an passé, l'étude du budget survenait dans le contexte des compressions du pacte fiscal transitoire. Cela avait forcé les élus gatinois à prendre des décisions quant aux investissements à faire dans les infrastructures et dans les projets de développement. En fin de compte, une somme de 67 millions $ avait notamment été réservée pour d'importants travaux dans le centre-ville, ainsi que pour la construction de nouvelles bibliothèques.

Peu d'investissements

Cette année, les nouveaux investissements se résument en une somme de 444 000 $. Le financement de la patinoire du ruisseau de la Brasserie, ainsi que des protocoles d'entente avec l'Université du Québec en Outaouais (UQO) et l'École nationale d'administration publique (ÉNAP) représentent les seuls investissements de développement.

«Il ne faut pas oublier que la Ville a des dépenses fixes qui sont pas mal les mêmes d'une année à l'autre, a expliqué le maire Pedneaud-Jobin. Nos revenus ne changent pas tant que ça. La marge de manoeuvre sur le budget, après qu'on se soit donné un programme du conseil, elle n'est pas extrêmement grande.»

M. Pedneaud-Jobin note que plusieurs élus ont émis des «réserves en tout genre» sur différents aspects du budget, mais il croit que le budget 2016 devrait être adopté sans trop de contestation.

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