Opération à coeur ouvert sur Saint-Joseph et Notre-Dame

Il y a longtemps que le boulevard Saint-Joseph,... (Etienne Ranger, LeDroit)

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Il y a longtemps que le boulevard Saint-Joseph, dans le secteur Hull, mérite une cure de rajeunissement.

Etienne Ranger, LeDroit

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Deux artères importantes, sinon symboliques, de la Ville de Gatineau se referont une beauté bien méritée au cours des prochaines années. Le conseil municipal doit donner son aval, avec l'adoption du budget 2016, à une dépense de 63 millions $ pour refaire la rue Notre-Dame, dans le Vieux-Gatineau, et le boulevard Saint-Joseph, une artère névralgique du secteur Hull.

Dans les deux cas, le chantier relèvera plus de l'opération à coeur ouvert que de la manucure.

L'échéancier des travaux sur le boulevard Saint-Joseph n'est pas encore coulé dans le béton. Le chef de la planification et des services techniques de la Ville de Gatineau, Alain Renaud, explique que les travaux ne seront pas limités au boulevard, mais que dans certains secteurs, ils s'étendront aux rues environnantes. Le financement qui s'élève à 43,7 millions $ est cependant «attaché» jusqu'en 2020. La majorité des travaux seront financés à même la taxe dédiée aux infrastructures.

Dès 2016, une somme de 5,3 millions $ permettra des interventions aux conduites d'égout de la rue Amherst, l'ajout d'une conduite pluviale et la reconstruction de la chaussée d'une grande partie du boulevard Montclair, ainsi que la reconstruction des infrastructures et de la chaussée de Saint-Joseph, du boulevard Saint-Raymond à la rue de Nicolet.

«Une grande planification est requise, souligne M. Renaud. Nous devons faire la séparation des réseaux sous-terrain. Quand on construisait des réseaux, dans le passé, on faisait un réseau unitaire, une seule grosse conduite [pluviale et sanitaire]. C'est le cas dans les secteurs construits dans les années 1920 à 1940.»

«Par respect pour l'environnement, nous devons maintenant séparer nos réseaux. Il y aura moins de rejets, moins de traitement des eaux et ça diminue les risques de refoulement chez les citoyens de ces secteurs. De nouveaux exutoires doivent aussi être sortis vers des points de rejet comme le ruisseau de la Brasserie et la rivière des Outaouais. Dans certains cas, ça va exiger des études environnementales.»

Le conseiller Jocelyn Blondin, dont le district est traversé par le boulevard Saint-Joseph, s'est dit «très heureux» de cet investissement. «C'est une très bonne nouvelle pour les gens du secteur, a-t-il dit. Ça va se faire dans le respect des résidents et des commerçants. Il y aura des inconvénients, mais c'est pour une bonne cause.»

M. Renaud précise que la Ville de Gatineau profitera de l'occasion pour analyser ce qui peut être fait sur cette artère en lien avec la volonté de favoriser le transport actif à la Ville. Il mentionne toutefois que la largeur de l'emprise, la proximité des commerces avec la rue et l'étroitesse de la chaussée font en sorte que ça limite «énormément» le potentiel d'aménagements de type piste cyclable ou sentier pédestre.

«Il y a des choix à se faire, mais ils devront se faire au détriment de certains endroits de stationnement en bordure de rue», note-t-il.

Rue Notre-Dame

La vieille rue Notre-Dame subira aussi une cure de jeunesse qui s'étendra de 2016 à 2019 au coût de 19,3 millions $. Là aussi, les interventions se feront autant dans le sous-sol de la rue qu'en surface. Les travaux pourraient donner un nouveau souffle à cette artère commerciale jadis très dynamique, mais qui se cherche depuis plusieurs années.

«La route sera beaucoup plus carrossable, lance le conseiller Jean Lessard. Quand on revitalise, les gens s'y intéressent. Avec toutes les activités qu'il y a sur cette rue, les gens seront plus intéressés à faire le détour. Ça va permettre de créer la nouvelle ambiance.»

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