Centre-ville: Tremblay veut un plan à long terme

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«Si on demande aux gens à quoi ressemblera leur centre-ville dans dix ans, je ne suis pas certain qu'ils seront capables de répondre», a affirmé Maxime Tremblay.

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Deux longues journées d'étude budgétaire se seront écoulées à Gatineau avant qu'un début de débat se pointe le bout du nez, mardi, à la table du conseil municipal.

Jusqu'à ce que le conseiller Maxime Tremblay prenne la parole pendant la présentation du plan d'investissements et affirme que le centre-ville de Gatineau souffrait d'un manque de vision à long terme, la semaine budgétaire avait bien plus l'allure d'un long fleuve tranquille que d'un débat devant mener à l'adoption d'un budget de 560 millions $.

«Si on demande aux gens à quoi ressemblera leur centre-ville dans dix ans, je ne suis pas certain qu'ils seront capables de répondre, a affirmé M. Tremblay. Il faut avoir une vision à long terme dans le centre-ville. J'étais d'accord quand nous avons décidé d'aller de l'avant avec les investissements de 32 millions $ pour les quatre prochaines années, mais il nous faut une vision globale. Il faut planifier le développement de notre centre-ville de façon cohérente et uniforme.»

Le conseiller perçoit plusieurs problèmes dans le centre-ville qui sont, selon lui, dus au manque de vision et de planification dans le secteur. Il note au passage les nombreux espaces commerciaux qui sont vides et le manque d'intégration entre les projets prévus sur les berges de la rivière et ceux dans le coeur du centre-ville.

Maxime Tremblay pourrait présenter une résolution en ce sens dès aujourd'hui, à la table du conseil municipal. «Il faut aller plus loin, dit-il. Il faut voir ça sur une période de 15 ans. Ça pourrait représenter 120 millions $. J'en ferai une résolution. On verra ce que mes collègues pensent.»

Le maire en désaccord

Le maire Maxime Pedneaud-Jobin est apparu en complète contradiction avec Maxime Tremblay. «Je ne suis pas d'accord du tout, dit-il. Nous avons un plan de match pour le centre-ville, on a des projets précis, des priorités claires avec des montants associés à chacun des projets. J'invite les élus à relire le Plan particulier d'urbanisme. C'est la vision du centre-ville qu'on a développée avec les partenaires et les gens du milieu. Nous avons une vision et elle est en marche.»

Gouvernance

M. Pedneaud-Jobin précise toutefois que des efforts restent à faire concernant la «gouvernance» dans le centre-ville. La Ville de Gatineau est à la recherche d'un interlocuteur qui pourrait représenter tous les acteurs concernés dans le centre-ville. Ces travaux avancent lentement. Selon nos informations, une «table de concertation dotée d'un exécutif» serait un des modèles envisagés.

«On peut parler de retard, mais je tiens à rappeler que nous avons adopté le plan en juillet dernier, rappelle le maire. Il y a ensuite eu l'été. Quatre mois se sont écoulés. Plutôt que d'avoir la discussion maintenant, nous l'aurons en janvier. Ce n'est pas un retard fondamental.»

Bibliothèque Lucy-Faris: Bégin s'impatiente

Le conseiller Richard Bégin... (Simon Séguin-Bertrand, archives LeDroit) - image 3.0

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Le conseiller Richard Bégin

Simon Séguin-Bertrand, archives LeDroit

Le conseiller Richard Bégin perd rarement son calme, mais mardi, en apprenant que la planification de la nouvelle bibliothèque Lucy-Faris, dans le secteur Aylmer, accusait un retard, il a été incapable de dissimuler sa frustration.

Il y a un an, M. Bégin et le reste de ses collègues du conseil municipal ont décidé, dans le cadre de l'étude du budget 2015, de faire de la future bibliothèque du Plateau la priorité dans le plan de déploiement des bibliothèques. Ce plan dispose d'une enveloppe de 21,9 millions $.

«J'ai accepté qu'on fasse la bibliothèque du Plateau en priorité, c'était la preuve de ma patience, mais là je constate qu'on n'a même pas avancé dans les études des besoins de Lucy-Faris, a lancé, courroucé, le conseiller Bégin. Après 15 ans, quand la patience et la tolérance ne donnent pas les résultats escomptés, il y a lieu de manifester un peu d'impatience. Ce n'est pas acceptable. La population d'Aylmer ne peut pas toujours être prise en otage comme ça. Comme moi, la population d'Aylmer doit commencer à perdre patience. Aylmer ne peut pas toujours perdre. Pour construire une bibliothèque, il faudra faire une demande de subvention à Québec. Il faudra trouver un site. Rien de ça n'a été commencé jusqu'à maintenant.»

Le maire Maxime Pedneaud-Jobin a tenté de calmer le jeu en affirmant que Gatineau avait 13 ans de rattrapage à faire dans son réseau de bibliothèque. «Monsieur Bégin fait partie des impatients dans ce projet-là, mais on avance quand même assez vite, a indiqué le maire. Il y a 12 mois, on a pris la décision d'investir dans notre réseau de bibliothèque, c'était la première fois depuis la fusion. En janvier prochain, on va nous présenter où en est rendue la bibliothèque du Plateau, ainsi que des options pour le reste.»

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