Gatineau réfléchit à de nouvelles taxes

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Une taxe de 1,5 sou le litre sur l'essence vendu sur son territoire permettrait à Gatineau de recevoir environ 2,5 millions$ par année.

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La Ville de Gatineau lorgne les poches des automobilistes et des institutions religieuses afin de regarnir ses coffres au cours des prochaines années.

Toujours à la recherche de nouveaux revenus afin de réduire sa dépendance envers la taxe foncière, la Ville entame une réflexion qui pourrait éventuellement avoir un impact important sur plusieurs portefeuilles.

S'inspirant des pouvoirs exclusifs dont profite la Ville de Montréal, l'administration municipale de la Ville de Gatineau souhaite pouvoir imposer une taxation aux exploitants de stationnements dans le centre-ville. Selon le scénario retenu, une telle mesure pourrait rapporter 4,5 millions $ dans les coffres de la Ville. Gatineau souhaite appliquer cette nouvelle taxe dès 2017.

Toujours à l'image de Montréal, la Ville songe à imposer une taxe de 1,5 sou le litre sur l'essence vendu sur son territoire. À titre d'exemple, la métropole impose déjà une taxe de 3 sous le litre, et souhaite hausser cette taxe à 8 sous le litre. Gatineau avait fait une première demande en ce sens en 2012, mais le ministère des Finances n'a jamais eu de réponse officielle. Une telle taxe permettrait à la Ville de Gatineau de recevoir environ 2,5 millions $ par année. Gatineau doit décider en 2016 si elle relance Québec à ce sujet.

Plusieurs conseillers, ainsi que le maire, ont énoncé certaines craintes face à une telle mesure fiscale. «Il faut faire attention avec la taxe sur l'essence, insiste le conseiller Denis Tassé. Le gouvernement nous donne un rabais de 8 sous sur la taxe sur l'essence afin d'aider nos détaillants à demeurer compétitifs avec l'Ontario. Si Gatineau va en rechercher 1%, quel message allons-nous envoyer au gouvernement? Peut-être que Québec va décider de reprendre son rabais.»

Maxime Pedneaud-Jobin a précisé que Gatineau souhaitait avancer avec prudence. «Il faut d'abord en évaluer l'impact, soutient le maire. À partir de quel moment nous nuisons-nous à nous-mêmes? Il faut être prudent, mais il faut en faire l'analyse.»

Gatineau souhaite aussi profiter d'une hausse des droits d'immatriculation des véhicules pour augmenter les revenus de la Société de transport de l'Outaouais. Depuis 1992, la Société d'assurance automobile du Québec (SAAQ) impose des droits de 30 $ par véhicule dans les municipalités où il y a du transport en commun. Gatineau souhaite faire passer ces droits de 30 $ à 40 $, ce qui lui permettrait au transporteur public de toucher des revenus additionnels de 1,5 million $ par année.

Institutions religieuses

Une réflexion doit aussi se faire concernant l'exemption de taxes foncières pour les institutions religieuses. Une position pourrait être prise à cet effet d'ici 2017. En forçant les institutions religieuses à payer des taxes, Gatineau pourrait recueillir 2,5 millions $ de plus par année.

Impliqué depuis longtemps dans la défense du patrimoine religieux, le conseiller Richard Bégin est d'accord à ce qu'une telle analyse soit faite, mais il craint qu'un manque de sensibilité mettre en péril la «survie complète du patrimoine religieux». Il rappelle qu'il y a eu une multiplication des organismes à connotation religieuse au cours des dernières années. «On devrait peut-être évaluer qui devrait profiter d'exemption de taxes et qui ne devrait pas en avoir, a-t-il dit. Il est critique de prendre des mesures adéquates pour protéger nos édifices patrimoniaux religieux. »

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