Une légère bonification des services

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La bonification de services qui sera la plus visible pour les Gatinois est le maintien de la patinoire du ruisseau de la Brasserie.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Les Gatinois ne doivent pas s'attendre à une année faste, en 2016, quant au développement des nouveaux services.

Alors qu'année après année, la Ville de Gatineau avait l'habitude de bonifier ses services à raison de 2 millions $ par année, une somme de 444 000$ a été réservée à cet effet pour 2016.

«C'est responsable, a lancé le maire Maxime Pedneaud-Jobin. On ne peut pas couper un peu partout et augmenter les services de façon importante. Je ne cherche pas à faire des dépenses juste pour faire des dépenses. Cette année, c'est la plus petite bonification des services de l'histoire de la Ville. Ce qui est là est important et prioritaire, mais c'est aussi raisonnable.»

La bonification de services qui sera la plus visible pour les Gatinois a déjà été acceptée au courant de l'année par le conseil municipal. Il s'agit du maintien de la patinoire du ruisseau de la Brasserie pour la somme de 193 700$. À cela viendrait s'ajouter une somme de 50 000$ par année, pendant trois ans, afin de financer des travaux menés par des chercheurs de l'École nationale d'administration publique (ÉNAP) concernant la gestion des informations et des données de la Ville.

Débat sur l'UQO

La proposition d'une entente de partenariat avec l'Université du Québec en Outaouais (UQO) nécessitant des investissements de 200 000$ par année pendant cinq ans est l'élément budgétaire qui a suscité le plus de débats autour de la table du conseil lundi. Ces sommes seraient affectées à la mise en place de nouveaux programmes offerts par l'UQO, sur le territoire de la Ville.

La conseillère Sylvie Goneau est celle qui a semblé la plus réfractaire à une telle dépense. Elle a questionné la pertinence des programmes qui seraient développés grâce à cet argent. «L'offre de programme devrait être modulée en fonction des besoins de la Ville», a-t-elle affirmé.

Le maire a rappelé que les programmes qui seraient développés s'inscrivent dans les demandes de l'Alliance de la cause de l'enseignement supérieur en Outaouais, dans celle de l'UQO, des gens d'affaires et de toute la région depuis des années. «La santé, c'est la priorité de tout le monde parce que ça a des incidences sur la qualité de vie, sur la consolidation de nos établissements de santé et sur notre développement économique», a-t-il indiqué.

À ce chapitre, le maire a rapidement obtenu l'appui du conseiller Maxime Tremblay. «Nos problèmes en santé sont une tache sur la notoriété de la Ville, a-t-il dit. Si on améliore ça, on améliore notre notoriété.»

Une dette «saine et sous contrôle»

La dette des Gatinois s'élève à 566 millions $ en 2016. Cela représente une dette d'un peu plus de 2000$ par citoyens de Gatineau. Au moment de la fusion, cette dette s'élevait à 381 millions $, soit 1673$ par Gatinois.

«Malgré la hausse, la dette est saine et sous contrôle, a précisé le directeur du service des finances, André Barbeau. Notre dette ne sert pas à payer des programmes comme au fédéral ou au provincial, mais pour financer des immobilisations. C'est un peu comme une hypothèque. Cette dette ne représente qu'une petite partie des quelque 7 milliards $ d'actif de la Ville.»

Le service de la dette ne représente plus que 12% du budget annuel. Ce même poste budgétaire représentait 23% du budget au moment de la fusion municipale.

Par ailleurs, la dette de 20 millions $ contractée par la Ville de Gatineau pour la construction du centre sportif est à moitié payée. Les Gatinois doivent encore 9,1 millions $ pour leur infrastructure sportive phare.

Gatineau vend certains de ses terrains

La Ville de Gatineau a commencé le ménage de son portefeuille immobilier.

Au cours de l'année 2015 uniquement, la Ville a procédé à la vente de 10 propriétés immobilières, des transactions qui lui ont rapporté 832 655$, en plus de revenus de taxes foncières supplémentaires de 216 000$ par année.

Cette révision du portefeuille immobilier est le premier exercice du genre depuis la fusion en 2002. L'exercice avait été annoncé par le maire Maxime Pedneaud-Jobin lors de son discours budgétaire, il y a un an. L'objectif est de cibler les édifices municipaux qui sont sous-utilisés, ainsi que les terrains pour lesquels la Ville n'a aucun plan pour les utiliser éventuellement.

Sept des propriétés immobilières vendues par la Ville en 2015 étaient situées dans le secteur Hull, deux dans le secteur Gatineau et une dans le secteur Aylmer. La moitié des terrains qui ont été mis en vente ont été achetés par des entrepreneurs en construction.

Le conseiller Maxime Tremblay a indiqué que des orientations plus précises seront données aux fonctionnaires dans l'année qui vient afin de poursuivre ce travail.

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