Une vitrine turque pour le rendez-vous de 2017

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Lise Cormier ne le cache pas. Les Floralies internationales de 2016 en Turquie, avec ses huit millions de visiteurs et sa quarantaine de pays participants, représentent la vitrine par excellence pour attirer des milliers de touristes à Gatineau en 2017, lors des festivités du 150e anniversaire de la Confédération canadienne.

Une quarantaine d'artistes de l'acier, de sculpteurs au chalumeau, d'ingénieurs en structures et de dessinateurs techniques se préparent à marquer le coup à Antalya, en Turquie, lors de ce qui s'annonce comme les plus importantes Floralies internationales jamais présentées à ce jour sur la planète. L'événement dispose d'un budget astronomique de plus de 500 millions $, dont une dizaine pour financer l'exposition des Mosaïcultures. Plus de 8 millions de personnes sont attendues dès avril prochain.

Si la nouvelle ministre libérale de Patrimoine Canada, Mélanie Joly, donne son aval au financement fédéral de l'événement prévu au parc Jacques-Cartier, en 2017, Mme Cormier ne s'empêchera pas de profiter de l'exposition en Turquie pour faire la promotion de ce qu'elle prépare pour Gatineau.

«Nous avons une belle occasion de démontrer notre savoir-faire et de dire aux gens là-bas que ce qui s'en vient à Gatineau sera encore plus spectaculaire, dit-elle. En toute humilité, nous sommes considérés comme les meilleurs au monde dans le domaine des Mosaïcultures. C'est pour ça que la Turquie est venue nous chercher. C'est une expertise québécoise, canadienne, une expertise de chez nous.»

Le temps presse

La directrice générale ne veut pas mettre inutilement de pression sur le nouveau gouvernement, mais elle précise que pour réaliser une exposition de l'ampleur de celle de 2017, elle a «absolument» besoin d'une réponse de Patrimoine Canada d'ici la fin du mois de décembre.

«Nous avons une belle occasion de démontrer notre savoir-faire et de dire aux gens là-bas que ce qui s'en vient à Gatineau sera encore plus spectaculaire.»

Lise Cormier
directrice générale des Mosaïcultures

Il n'y a pas que les oeuvres à construire, rappelle Mme Cormier. Les plans et devis et les appels d'offres pour l'aménagement du parc Jacques-Cartier doivent se faire rapidement. Les travaux doivent débuter tout de suite après la Fête du Canada, l'été prochain, afin d'être dans les temps.

Le conseiller municipal et coprésident du comité de la Ville de Gatineau pour le 150e de la Confédération canadienne, Maxime Tremblay, souhaite qu'une rencontre soit organisée au plus vite avec la nouvelle ministre Joly. 

«Ça prend une réponse assez rapide, dit-il. On voit que ça peut prendre du temps et à quel point c'est gros. Nous espérons une réponse dans les prochaines semaines.»

Mme Cormier reste positive. Elle rappelle que les libéraux ont été élus massivement dans la grande région de la capitale fédérale et que les députés de l'Outaouais ont dit qu'ils appuyaient le projet.

Sculpter l'oeuvre phare

L'oeuvre Terre-Mère... (Courtoisie) - image 5.0

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L'oeuvre Terre-Mère

Courtoisie

«C'est la création, c'est le début du monde, le début de toute civilisation, c'est mère Nature. Elle porte une certaine sagesse. C'est pour ça que les gens deviennent émus en la voyant.»

C'est ainsi que sculpteur Raymond Brouillard parle de la Terre Mère, l'oeuvre phare des Mosaïcultures internationales, exposition après exposition. C'est lui qui en est responsable depuis les débuts des Mosaïcultures.

La Terre Mère, ce personnage universel qui transcende les époques et les peuples, a connu quelques modifications depuis sa première création. «C'est une pièce grandiose, mais avec le temps nous avons développé des techniques, explique M. Brouillard. Nous travaillons maintenant avec des dessins à l'ordinateur. On fait découper des silhouettes au laser. Nos procédés ont évolué pas mal depuis le début.»

Nul doute que la Terre Mère trouverait une place de choix au parc Jacques-Cartier, en 2017, affirme le sculpteur. La Terre Mère qui sera présentée à Antalya, en Turquie, sera démontée en 45 morceaux qui seront mis dans des conteneurs et envoyés par bateau jusqu'au lieu de l'exposition.

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