Extras, chicane et chantier abandonné (en vidéo)

Le chantier laissé à l'abandon inquiète Lise Gauthier.... (Etienne Ranger, LeDroit)

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Le chantier laissé à l'abandon inquiète Lise Gauthier.

Etienne Ranger, LeDroit

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Une chicane entre la Ville de Gatineau et un entrepreneur général au sujet d'extras tient en otage depuis un mois tout un voisinage du secteur Touraine.

La Ville de Gatineau a octroyé à l'entrepreneur général bien connu, CJRB Construction, dont le siège social est à Terrebonne, un contrat de 1,58 million $ pour le remplacement des conduites d'aqueduc et d'égouts sanitaires, ainsi que pour la réfection complète de la chaussée des rues Bruyère, Pierre-Papin et de Pigalle.

La Ville de Gatineau explique que durant les travaux, il est apparu qu'un égout pluvial devait aussi être remplacé et que ces travaux n'étaient pas prévus au contrat. C'est ainsi que la valse des extras s'est amorcée.

Dans un échange de courriels avec un citoyen, daté du 22 octobre dernier, le conseiller du quartier, Denis Tassé, résume la situation en une seule phrase. «La compagnie CJRB exige des montants [extras] qui dépassent l'entendement», écrit-il. En entrevue avec LeDroit, cette semaine, le conseiller affirmait que le différend sur la valeur des extras a mené l'entrepreneur à arrêter les travaux pour négocier avec la Ville.

L'imposante machinerie est apparue devant la maison de Lise Gauthier, résidente de la rue de Pigalle, le 5 octobre dernier. Trois jours plus tard, l'entrepreneur CJRB quittait le chantier sans donner d'explications et, selon plusieurs voisins, sans sécuriser les lieux comme il se doit.

Ainsi, la rue de Pigalle est désormais un énorme chantier inachevé et laissé à l'abandon depuis le 8 octobre, au grand dam des résidents du secteur.

Laissé à l'abandon

D'immenses trous, qui se remplissent d'eau dès qu'il pleut, ont été creusés. Les tuyaux qui serpentent les terrains afin d'approvisionner les citoyens en eau potable gèlent dès que le mercure baisse un peu sous le point de congélation. Le facteur ne livre plus le courrier à domicile et pendant plusieurs semaines, il n'y a eu aucune collecte des déchets.

«Mon fils a dû contacter le chef des pompiers directement pour que quelque chose bouge, explique Mme Gauthier. Les lieux n'étaient pas bien sécurisés. C'était dangereux. Le site a été sécurisé dès le lendemain, mais ça demeure dangereux, notamment à cause de la machinerie. La grue devant chez moi est dans un trou qui n'est sécurisé que par un cordon de plastique. Des jeunes parfois sans surveillance grimpent sur l'appareil et vont même en dessous.»

Le directeur des communications de la Ville de Gatineau, Jean Boileau, a confirmé au Droit, mercredi, que les coûts supplémentaires feront éventuellement l'objet d'une résolution au comité exécutif. Le montant n'est pas connu pour le moment. Le dossier serait néanmoins réglé et les travaux doivent reprendre vendredi ou lundi prochain, de façon à se poursuivre jusqu'à la fin novembre, soit un mois plus tard que l'échéancier annoncé aux résidents.

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