«La Ville est complètement sur le neutre» - Denise Laferrière

Le maire Maxime Pedneaud-Jobin est le chef d'Action... (Simon Séguin-Bertrand, archives LeDroit)

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Le maire Maxime Pedneaud-Jobin est le chef d'Action Gatineau.

Simon Séguin-Bertrand, archives LeDroit

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Deux années de gouvernance sous l'impulsion d'Action Gatineau n'ont pas été suffisantes pour faire changer d'idée certains des plus farouches opposants à la venue d'un parti politique sur la scène politique gatinoise.

Le conseiller Maxime Tremblay est toujours d'avis qu'un parti politique à Gatineau est «inutile». «Ces deux premières années de mandat me le confirment, dit-il. Il y a même un danger. On a de plus en plus d'élus, au conseil, qui ne votent plus en fonction de leur opinion, mais qui suivent une ligne de parti. Nous l'avons clairement vu dans le dossier Guertin, avec le résultat que l'on connaît.»

Le conseiller du district du Plateau se désole d'entendre le président du parti, Donald Roy, dire que ce serait plus simple si l'élection partielle dans le district du Lac-Beauchamp, couronnait un candidat d'Action Gatineau. «Ce gars-là, l'organisateur du Parti québécois, souligne-t-il, dit que c'est mieux d'avoir un conseiller d'accord avec le maire. Moi je préfère un élu qui dit ce qu'il pense, plutôt qu'un élu qui dit la même chose que le maire.»

Denise Laferrière affirme pour sa part que la présence d'un parti à Gatineau a complètement coupé l'élan qu'avait pris la Ville lors du dernier mandat. «Il ne se passe plus rien, lance-t-elle. La Ville semble être complètement sur le neutre. Le maire est très bon pour expliquer pourquoi il ne peut pas réaliser certaines choses, mais un moment donné, il doit livrer quelque chose. Il ne se fait plus rien de concret. Une chance pour le maire actuel que ceux avant lui ont fait des choses. Il pourra présenter la rue Jacques-Cartier comme une réalisation.»

Le plus jeune élu du conseil municipal, Cédric Tessier, ne peut évidemment pas comparer la situation actuelle avec celle qui prévalait avant son élection, mais il affirme que la cohabitation avec un parti politique se passe «beaucoup mieux» que ce à quoi il s'attendait. «On a un programme du conseil, dit-il. C'est un exemple que ça se passe bien. C'est du jamais vu à Gatineau. Il n'y avait jamais eu de vision claire. S'il y a un bon coup que je donne à Action Gatineau, c'est celui-là.»

M. Tessier ajoute qu'Action Gatineau n'est pas le seul parti politique à Gatineau. «C'est le seul parti avec un programme, par contre, ajoute-t-il. Il y a des élus indépendants qui sont organisés et coalisés, qui se rencontrent, discutent des dossiers et se donnent des stratégies pour des positions communes. Il y a des élus qui s'organisent pour voter contre le maire dès qu'il propose une idée. Si ce n'est pas un parti politique, je ne sais pas ce que c'est.»

Sylvie Goneau croit que la venue d'un parti politique a tendance à «parlementariser» les débats. «Quand tu as juste des indépendants autour de la table, ça fait des débats constructifs, dit-elle. Avec un parti politique, un indépendant qui prend position contre une idée du parti se fait accuser d'être en opposition systématique.» La conseillère du district de Bellevue s'inquiète de la survie éventuelle de la représentation indépendante au niveau municipal.

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