Plaidoyer pour un comité «ville intelligente»

Le conseiller du district Buckingham, Martin Lajeunesse... (Simon Séguin-Bertrand, LeDroit)

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Le conseiller du district Buckingham, Martin Lajeunesse

Simon Séguin-Bertrand, LeDroit

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La Ville de Gatineau doit profiter de la refonte prochaine des comités et commissions pour créer un comité «ville intelligente» responsable de développer une stratégie du numérique, croit le conseiller Martin Lajeunesse.

Ce dernier a participé à une mission à l'étranger qui l'a mené dans quatre villes européennes le printemps dernier, Barcelone, Montpellier, Lyon et Paris.

Il a remis son rapport de mission à ses collègues la semaine dernière, la journée même où le premier ministre du Québec, Philippe Couillard annonçait le lancement des consultations publiques sur l'économie du numérique.

«La Ville doit se doter d'un plan numérique, affirme M. Lajeunesse. Il faut créer un comité ville intelligente. Je dois m'asseoir avec le maire pour en discuter. Je veux impliquer le CLD.»

Le conseiller du secteur Buckingham est aussi d'avis qu'un tel chantier représente une opportunité intéressante pour une collaboration avec l'Université du Québec en Outaouais (UQO). «Il y a beaucoup de connaissances dans le domaine à l'UQO, indique M. Lajeunesse. Il faut créer ce comité, asseoir tout le monde impliqué, le secteur des affaires et le milieu universitaire pour voir ce qui peut être fait.»

Beaucoup de choses peuvent se faire à moindre coût, sinon à coût nul pour commencer, estime le conseiller. À Montréal, toutefois, la stratégie «ville intelligente» a nécessité des investissements de 23 millions $ sur quatre ans.

Martin Lajeunesse a particulièrement été impressionné lors de son voyage par un concept en place à Lyon. En 2007, Lyon a regroupé 12 partenaires économiques pour créer un «écosystème propice à la créativité». C'est devenu l'image de marque de cette ville. Un lieu nommé Espace TUBA a été créé pour développer et tester de nouveaux services aux citoyens. Le laboratoire offre aux entrepreneurs d'utiliser des données de nature publique.

Dans son rapport de mission, M. Lajeunesse explique que Gatineau pourrait s'inspirer de ce modèle, ouvrir ses données et offrir des locaux à des entreprises afin qu'elles développent des applications qui permettront d'améliorer les services aux citoyens.

«Il n'est pas recommandé de faire affaire avec un seul fournisseur qui arriverait avec un projet clé en main, explique le conseiller. Il y a un risque de se retrouver les mains liées par la technologie de son fournisseur. Il faut plutôt ouvrir la porte à tous les fournisseurs de services.» Les hacketons qui rassemblent plusieurs amateurs de technologies numériques peuvent aussi être une source de développement pour Gatineau. «Il faut en faire au moins un par année», dit-il.

Les possibilités sont presque infinies. M. Lajeunesse se met à rêver à une application 3-1-1, comme à Boston, où le citoyen n'a qu'à prendre la photo d'un nid-de-poule ou d'une poubelle pleine pour avertir les services municipaux. À Shawinigan, un système intelligent permettant de réduire la luminosité des lampadaires au moment voulu a été développé afin de réduire les coûts en énergie.

La carte Gatineau pourrait devenir la base de bien des services numériques, croit M. Lajeunesse. Les informations qu'elle renferme pourraient permettre de développer des applications pour la consultation citoyenne, par exemple.

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