Goneau tente de préciser ses propos

La conseillère Sylvie Goneau a fait face à... (Etienne Ranger, Archives LeDroit)

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La conseillère Sylvie Goneau a fait face à un barrage de questions à la suite de la publication de sa lettre ouverte dans LeDroit.

Etienne Ranger, Archives LeDroit

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La conseillère Sylvie Goneau a eu passablement de difficultés, mardi, à expliquer clairement certains passages de sa propre lettre ouverte publiée dans LeDroit. Dans la missive, elle attaque notamment le style de leadership du maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin.

Devant un barrage de questions des médias, Mme Goneau s'est défendue de diviser les élus indépendants en deux groupes: les partisans et les non partisans. Peinant à préciser sa pensée, la conseillère a affirmé que sa lettre qui prône un «leadership inclusif» n'aurait pas dû faire cette distinction et qu'elle aurait simplement dû écrire «élus indépendants».

«Ça arrive, c'est une erreur de frappe, a-t-elle avancé avant d'attester qu'elle avait elle-même écrit sa lettre. Mes propos ne sont pas pour diviser. Ce que je voulais dire c'est que ce n'est pas parce qu'un groupe d'indépendants se rassemble autour d'une idée qu'ils sont partisans, ils sont simplement d'accord avec une idée. L'important c'est que les indépendants maintiennent leur indépendance de pensée et de pouvoir voter sur ce qu'ils croient important.»

Le maire de Gatineau n'a pas réagi à cette attaque de la conseillère Goneau. Il était à Québec, en compagnie du premier ministre du Québec, du ministre des Affaires municipales et des maires de Montréal et Québec pour signer officiellement le nouveau pacte fiscal liant le gouvernement provincial aux villes. Il devrait réagir mercredi, au terme du comité exécutif

Mme Goneau a aussi expliqué qu'elle avait utilisé le terme «coercitif» pour qualifier le style de leadership du maire parce que ce dernier avait affirmé au Droit que les élus «devront s'habituer» à sa façon de gouverner, et aussi parce que le maire avait utilisé son veto pour bloquer une résolution majoritaire la semaine dernière.

Le conseiller Tessier amusé

Le conseiller Cédric Tessier a paru amusé par les propos de la lettre de Mme Goneau. «J'ai souri quand j'ai vu ça dans le journal [mardi] matin, a-t-il affirmé. Je ne suis pas surpris. On voit depuis le début de ce conseil qu'il y a des gens qui sont très réfractaires à travailler avec le maire parce qu'il est chef d'un parti.»

M. Tessier explique que certains élus s'entendent pour systématiquement voter contre les propositions du maire afin, dit-il, de lui «mettre des bâtons dans les roues».

«Dès la première journée du mandat, raconte le jeune conseiller, des élus qu'on pourrait appeler de l'ancienne garde sont venus me voir en me disant qu'il ne fallait pas voter avec le maire, qu'il fallait lui mettre des bâtons dans les roues. Dès qu'il y a un vote important, il y a des gens autour de cette table qui répètent ça.»

Cette façon de voir la politique municipale déplaît visiblement au conseiller de Limbour. «Ça, c'est un esprit de fermeture, à mon avis, dit-il. Je suis peut-être plus près du maire idéologiquement, mais avant de voter je me pose toujours la question et quand j'appuie le maire ce n'est pas parce que c'est le maire. J'ai voté pour une proposition de Mme Goneau la semaine dernière et le maire était contre.»

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