Présentation publique chaotique au comité plénier

Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin.... (Martin Roy, Archives LeDroit)

Agrandir

Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin.

Martin Roy, Archives LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Il est rare que les fonctionnaires de la Ville de Gatineau bâclent une présentation au conseil. Ils sont habituellement parés pour répondre à toutes les interrogations des élus. Mais quand ils échappent le ballon, comme ce fut le cas mardiavec le dossier du soutien à l'animation dans le centre-ville, le conseil est intraitable.

La stratégie présentée par le service des arts et de la culture pour structurer le financement de l'animation de rue dans le centre-ville était à ce point à des lunes des attentes du conseil que le maire, Maxime Pedneaud-Jobin, a dû interrompre la séance publique du comité plénier et faire sortir les journalistes pendant au moins 30 minutes pour recadrer les choses.

Quand la porte s'est ouverte, le maire a humblement pris le blâme pour ce cafouillage. «Il y a des réponses à des questions fondamentales qu'on n'avait pas et j'en prends la responsabilité, a-t-il lancé. Ce dossier n'était pas prêt, il n'avait pas la maturité, il n'aurait pas dû être présenté ce matin (mardi).»

La matinée avait pourtant bien commencé avec la prise de parole de la présidente de la commission des arts et de la culture, Mireille Apollon. Il était temps d'avancer, selon elle. L'expérience vécue jusqu'ici dans le centre-ville représentait déjà un «bel arrimage» et une «synergie» nouvelle. Ce fut l'essentiel du positif.

Des critiques

Louise Boudrias a enchaîné en dénonçant que la Ville ne laisse que trois semaines aux promoteurs pour présenter des projets d'animation pour l'année 2016. Il y a 250 000$ par année de disponible pendant quatre ans. Maxime Tremblay a continué en se disant déçu du manque de précision sur la façon d'arrimer le coeur du centre-ville avec le flot de touristes qui se trouvent sur les berges lors des grands événements.

Plusieurs ont aussi dénoncé la séquence des choses. Cette présentation a été faite avant que le conseil ne soit saisi de l'étude sur le quartier des artistes que doit présenter Vision centre-ville. Le maire a admis que les bonnes étapes n'ont pas été suivies. «C'est une étude sur le positionnement du centre-ville, a-t-il précisé. Les activités d'animation devront s'arrimer à une étude comme ça.»

Gilles Carpentier a reproché aux fonctionnaires d'être demeurés beaucoup trop flous quant à l'imputabilité et à la reddition de compte. «Je veux savoir qui est responsable de quoi et il n'y a rien de clair, a-t-il affirmé. Ce n'est pas vrai qu'on va me dire que c'est un comité qui est imputable, ça ne tient pas la route.»

Denis Laferrière a bouclé la boucle en qualifiant le tout de «cafouillis total».

Mais comme le temps pressait, que le conseil est unanime quant à l'importance d'investir dans l'animation de son centre-ville, et que l'élan qu'a pris le secteur cet été, notamment avec le spectacle Agwatà, suscite l'enthousiasme au conseil, il a été décidé d'adopter la procédure de gestion de l'aide financière pour l'année 2015-2016 uniquement. Les promoteurs pourront commencer à présenter leur projet la semaine prochaine. Le conseil a statué que le service des arts a maintenant jusqu'en novembre pour refaire ses devoirs.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer