Règlement sur les VR: inutile de camper pour signer

Le bureau du greffe était prêt à accueillir... (Simon Séguin-Bertrand, LeDroit)

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Le bureau du greffe était prêt à accueillir les Gatinois désirant signer le registre, mais il n'y avait pas foule.

Simon Séguin-Bertrand, LeDroit

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Depuis lundi matin, et ce, jusqu'à vendredi soir, les opposants au nouveau règlement sur le stationnement des véhicules récréatifs à Gatineau ont l'occasion de renverser la décision prise en août par le conseil municipal.

Un registre est en place à la Maison du citoyen. Tous ceux qui veulent voir ce règlement être aboli doivent se présenter au bureau du greffe, au cinquième étage de l'édifice municipal de la rue Laurier dans le secteur Hull.

Le hic pour ces opposants, c'est que 2,5% de la population gatinoise doit le faire, d'ici vendredi, chaque jour entre 9h et 19h. C'est donc plus de 3540 signatures qui seront nécessaires, soit environ 71 personnes à l'heure.

Les citoyens frustrés par la réglementation ont certainement du rattrapage à effectuer. Lundi soir, entre 17h et 18h, aucun signataire du registre ne s'est présenté au bureau du greffe, selon les observations du Droit.

À la dernière minute, un couple s'est présenté. Annick Lehenaff et Michel Theriault sont offusqués des méthodes employées par la Ville de Gatineau pour la signature de ce registre. M. Theriault n'était d'ailleurs pas surpris de ne voir personne à l'entrée du bureau du greffe.

«Je trouve que le processus est biaisé, affirme Michel Theriault. Il n'y a qu'un seul registre pour tout le territoire de la Ville. Est-ce que les gens de Masson-Angers ont le temps de venir ici pour signer?»

Les règles sont strictes, la municipalité ne peut donc pas accueillir les signatures au registre en ligne, par exemple, mais outre les coûts, le registre peut être ouvert à plus d'un endroit à travers la Ville.

Mme Lehenaff et M. Theriault estiment que le règlement est déraisonnable en interdisant le stationnement de véhicules récréatifs dans la rue, même si ce n'est que pour l'espace de quelques heures. Le couple se résigne toutefois, à moins d'un revirement de situation, les 3450 signatures nécessaires pour contester la décision du conseil municipal ne seront pas recueillies à temps.

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