Un premier chef en tête-à-tête

Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, a...

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Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, a pris le pouls de Gatineau auprès du maire Maxime Pedneaud-Jobin.

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À la mi-campagne, Gilles Duceppe est le premier chef de parti à rencontrer le maire de la quatrième plus grande ville du Québec. Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, espère bien qu'il ne sera pas le dernier.

Les deux hommes étaient debout, côte à côte, en conférence de presse après leur rencontre d'une trentaine de minutes, dimanche matin. M. Pedneaud-Jobin affirme qu'il ne faut pas y voir un appui à M. Duceppe et au Bloc québécois. Il répétera l'expérience avec tous les chefs qui prendront le temps de le rencontrer, s'ils le veulent bien.

«Ç'a été une rencontre fructueuse et intéressante. [...] Ça démontre que c'est un exercice productif et utile», soutient le maire de Gatineau.

Durant la rencontre, le chef du Bloc a étayé ses propositions, notamment en matière d'infrastructures et affirme avoir pris le pouls des besoins régionaux.

Le chef du Bloc est concentré sur les semaines à venir avant le jour du scrutin. La pente à remonter semble abrupte si on se fie aux divers sondages, mais Gilles Duceppe ne veut pas baisser les bras et espère que son parti saura regagner la confiance des Québécois.

«[Il faut] démontrer l'intérêt d'avoir des gens qui se lèvent pour défendre le Québec et l'Outaouais à la Chambre des communes.»

D'ailleurs, M. Duceppe réfute catégoriquement les analystes qui sonnent le glas du Bloc à Ottawa.

«On n'a jamais demandé au NPD, pendant les 50 ans qu'il n'avait aucun député au Québec: Êtes-vous morts? Quand Jean Charest en avait deux en 1993, à travers le Canada: Êtes-vous morts? Ils sont au pouvoir aujourd'hui les conservateurs. Quand les libéraux sont disparus après les commandites: Êtes-vous morts? [...] Quand je rencontre les gens, ce n'est pas cette question-là qu'on mepose. C'est la santé, l'environnement, les infrastructures. C'est de ça dont on parle actuellement.»

Nouvelle organisation souverainiste

Le même jour où le chef bloquiste visitait Gatineau, les forces indépendantistes de la région se rassemblaient pour lancer une nouvelle organisation pour faire la promotion du projet d'indépendance du Québec.

L'Organisation unie pour l'indépendance (OUI-Québec) compte désormais son chapitre gatinois. Selon l'ex-candidat du Parti québécois et cofondateur de OUI-Québec Outaouais, Gilles Aubé, ce regroupement de souverainistes est non partisan.

«Le défaut qu'on a depuis une dizaine d'années, c'est que ce sont toujours les partis politiques qui font le travail pour vendre l'idée de la souveraineté. On trouvait que les organisations civiles doivent s'approprier le projet aussi.»

Selon M. Aubé, le Conseil de la souveraineté du Québec devenait le théâtre de débats sur la façon d'accéder à la souveraineté. L'ex-candidat péquiste croit que pour rallier la population au projet, il faut retourner à la base et faire la promotion du projet en tant que tel, plutôt que se diviser sur les moyens d'y parvenir.

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