Maires et CCN: «c'est le ministre qui décide», dit Pedneaud-Jobin

«L'attitude de la CCN ne change pas», note... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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«L'attitude de la CCN ne change pas», note le maire Maxime Pedneaud-Jobin. «Mais en tout respect pour la CCN, cette décision ne relève pas de ses dirigeants.»

Patrick Woodbury, LeDroit

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Même s'il en fait un enjeu électoral, le maire Maxime Pedneaud-Jobin ne s'émeut pas trop du refus des dirigeants actuels de la Commission de la capitale nationale (CCN) de doter Ottawa et Gatineau d'un siège au conseil d'administration de l'organisation.

«L'attitude de la CCN ne change pas, note le maire, mais en tout respect pour la CCN, cette décision ne relève pas de ses dirigeants, c'est une question politique. L'opinion de la CCN dans ce dossier n'est pas la plus importante. C'est le ministre qui décide.»

M. Pedneaud-Jobin admet que le principal obstacle à la demande conjointe d'Ottawa et Gatineau se trouve au sein du gouvernement conservateur de Stephen Harper. «Il n'y a même pas de dialogue avec le gouvernement sortant, affirme le maire. On a cependant un appui ferme de la part du Nouveau Parti démocratique et du Parti libéral du Canada. C'est une question qui pourrait se régler au moment des élections fédérales. J'espère que ça va changer avec les élections.»

Le maire de Gatineau répète que le gouvernement conservateur est dans l'erreur en refusant à Ottawa et Gatineau de siéger à la CCN. «Je persiste à dire que 100 % des gens qui vivent au quotidien avec les décisions de la CCN sont des gens d'Ottawa et de Gatineau, dit-il. On a le droit d'être assis à cette table et ça n'enlèverait rien à la mission pancanadienne de l'organisation.

Questionné par LeDroit, mardi, le président du conseil d'administration de la CCN, Russel Mills, a indiqué que le rôle de l'organisation était de représenter 35 millions de Canadiens. «Les maires (d'Ottawa et de Gatineau) représentent respectivement 900 000 et 300 000 citoyens, a-t-il rappelé. Il faut trouver des moyens de travailler ensemble pour trouver un équilibre.» Le premier dirigeant, Mark Kristmanson n'a pour sa part pas voulu s'immiscer dans le débat, mais il a souligné que les décisions de la CCN touchaient aussi des municipalités comme Pontiac, La Pêche et Chelsea.

Une idée «insensée»

Du côté d'Ottawa, le maire Jim Watson ne semblait pas s'inquiéter outre mesure de la fermeture d'esprit de la CCN.

«Je respecte M. Mills, mais la décision ne lui revient pas, a-t-il indiqué. Elle appartient au gouvernement du Canada.»

«J'estime que nous apportons une perspective unique à la table, poursuit-il. À titre d'exemple, l'Agence de promotion économique du Canada atlantique est formée de membres de l'est du Canada. L'idée que le conseil d'administration doit être composé de membres d'un bout à l'autre du pays pour desservir les citoyens d'Ottawa-Gatineau est insensée. J'espère que le prochain gouvernement étudie notre demande d'un oeil favorable, car il s'agit d'une situation gagnante-gagnante pour tous.»

- Avec Jean-François Dugas

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