Travail de moine à l'urbanisme

Le président du CCU, Richard Bégin.... (PATRICK WOODBURY, Archives Le Droit)

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Le président du CCU, Richard Bégin.

PATRICK WOODBURY, Archives Le Droit

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Le service d'urbanisme de la Ville de Gatineau s'est livré à un ménage en profondeur de sa réglementation afin d'atténuer plusieurs irritants identifiés depuis longtemps par les Gatinois et les gens d'affaires.

Le président du Comité consultatif d'urbanisme (CCU), Richard Bégin, n'a pas hésité à qualifier de «travail de moine» l'exercice interne qui s'est amorcé au printemps 2014. Le règlement omnibus présenté aux élus, mardi matin, touche à une trentaine d'éléments réglementaires qui sont appelés à être modifiés.

Les modifications doivent être présentées pour adoption par le conseil municipal le 22 septembre prochain. Certains changements pourraient être soumis à une approbation référendaire. Ce n'est donc pas demain la veille que la totalité des modifications sera en vigueur. 

Il n'en demeure pas moins qu'il s'agit, selon M. Bégin, d'une étape importante dans le changement de culture qui s'installe au service d'urbanisme de la Ville de Gatineau. «Nous arrivons avec des résultats concrets qui auront pour conséquence, à court terme, d'alléger le traitement de nombreux dossiers d'urbanisme, au bénéfice des Gatinois», a-t-il ajouté.

Les modifications apportées par le service d'urbanisme touchent notamment les usages additionnels aux bâtiments, les espaces de stationnements, la plantation et l'abattage d'arbres, l'affichage, les droits acquis et l'insertion domiciliaire dans un quartier déjà existant.

Le service d'urbanisme propose de mettre fin à la prohibition des enseignes «sandwich» qui représentait un profond irritant pour certains commerçants. L'affichage électronique sera aussi autorisé dans certaines zones commerciales. 

L'utilisation d'un plus grand nombre de matériaux de revêtement de sol pour les stationnements est aussi proposée, notamment la pierre concassée pour les stationnements de moins de cinq cases. L'exigence minimale quant au nombre d'espaces de stationnement sera aussi revue à la baisse. En contrepartie, la Ville souhaite augmenter la proportion d'espace vert dans les stationnements. 

La réglementation relative à l'abattage et à la plantation d'arbres sera aussi simplifiée. Gatineau a même jugé nécessaire de définir avec précision ce qu'est un «arbre» et un «arbre mort» dans sa réglementation. 

Plus de détails dans l'édition du Droit du 2 septembre 2015

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