Train Masson-Montebello: le conseil donne son appui

Le conseiller Marc Carrière, également président du comité... (Étienne Ranger, Archives LeDroit)

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Le conseiller Marc Carrière, également président du comité de relance du train à vapeur, a vu sa résolution être adoptée à 13 voix contre deux.

Étienne Ranger, Archives LeDroit

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Les élus de Gatineau se sont rangés à forte majorité, mardi, derrière un projet de relance du train à vapeur qui inclut un départ de Masson plutôt qu'à partir de Plaisance, en direction de Montebello. La résolution, adoptée à 13 contre deux, est conditionnelle à l'engagement significatif d'un promoteur privé dans la réalisation et les opérations du projet.

Il s'agit d'une petite victoire pour le conseiller du district de Masson-Angers, Marc Carrière, alors que des voix influentes se sont levées en faveur d'un trajet en partance de Plaisance. Il soutient que l'appui de ses collègues permettra d'obtenir un coup de main des députés provinciaux de l'Outaouais.

M. Carrière a toujours martelé que l'axe Gatineau-Montebello était le seul étudié pour l'instant par le Comité de relance du train à vapeur dont il a actuellement pris la tête.

«C'est une résolution d'appui conditionnelle, mais en même temps, ça s'inscrit dans une mobilisation régionale derrière un seul projet, se réjouit-il. Ça donne confiance aux promoteurs.»

La résolution comprend un investissement de 10 000 $, pigé à même le budget discrétionnaire de M. Carrière, qui servira à démontrer la viabilité du projet.

Pour les élus, Gatineau ne peut que bénéficier de la relance du train à vapeur, une «icône touristique». Ils ont été toutefois plusieurs à émettre des réserves, car la viabilité du projet reste à être démontrée.

Manque d'informations

Le conseiller Gilles Carpentier a lui exprimé sa dissidence, expliquant que trop peu d'information a été mis à sa disposition pour prendre une décision éclairée.

«J'ai un malaise parce que je n'ai pas assez de documents pour me faire une opinion», déclare-t-il.

Le maire de Gatineau Maxime Pedneaud-Jobin a souligné à grand trait que l'appui du conseil est conditionnel à un investissement majeur du secteur privé.

«Est-ce que, en gros, on est d'accord avec ça et est-ce qu'on veut s'embarquer là-dedans. Politiquement, oui, parce que ça a fait partie de notre identité longtemps et on aimerait sauver le train. Mais il y a un autre niveau de décision et c'est économique. Ça marche, ou ça ne marche pas? Est-ce que ça va attirer des gens, est-ce que ça va faire de l'argent? Est-ce qu'il y a quelqu'un qui est prêt à le gérer (le train)? C'est là où autour de la table (du conseil) on sent des réserves.

«Ce n'est pas la Ville qui va gérer le train, c'est un entrepreneur privé qui met de l'argent sur la table et qui s'investit dans l'opération dans l'entreprise.»

Le comité de relance doit déposer son plan d'affaires lundi prochain, soit le 31 août.

M. Carrière a dû essuyer deux importants rejets pour son projet récemment. D'abord, la démission du président du comité de relance du train, Rémi Tremblay, qui a remis en question la viabilité du tracé. La directrice générale du Château Montebello, Geneviève Dumas, a plus tard affirmé publiquement sa réticence face à un départ du train à vapeur dans le secteur Masson.

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