Un conseil municipal «complexe» et des tensions à prévoir

Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, a rencontré... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, a rencontré les médias vendredi pour faire le point sur les dossiers estivaux et mettre la table pour la rentrée.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Le maire de Gatineau sait qu'il ne pourra pas empêcher ses adversaires politiques de continuer à affûter leurs armes en prévision de la prochaine et lointaine élection municipale. Les tensions qui ont pris naissance ce printemps, notamment avec le dossier du centre multifonctionnel, ne devraient pas s'estomper cet automne. Maxime Pedneaud-Jobin est prêt à vivre avec ça, mais il prend tout de même la peine d'en appeler «à la maturité de tout le monde».

«Il y en a trois [élus] qui n'ont pas exclu la possibilité de se présenter à la mairie, lance-t-il. Quatre avec moi. Ça fait quand même beaucoup. Ce conseil a été complexe depuis le début. On se rappelle la réunion des 14 dès les premiers jours du mandat. Ça continue à être complexe et plus on va se rapprocher de l'élection, plus ça va l'être.»

M. Pedneaud-Jobin rappelle que c'est ce que les Gatinois ont voulu et que cette complexité n'a pas empêché les choses de «relativement» bien se passer depuis deux ans.

«Que le jeu politique ait lieu, mais j'espère que ça ne nous empêchera pas d'avancer, dit-il. Moi, je préfère me concentrer sur le fond des choses. Pour le reste, on fait tous de la politique. J'ai confiance que sur le fond des choses, les élus sont capables de faire preuve de maturité.»

Budget le 8 décembre

La cohésion du conseil sera certainement mise à l'épreuve dans la semaine du 9 novembre, lors des discussions publiques sur le prochain budget qui doit être adopté un mois plus tard, le 8 décembre. «Ça va rester un exercice difficile», indique le maire. L'état des arénas devrait faire l'objet d'importants débats dans le cadre de la préparation budgétaire.

L'automne politique à Gatineau aura aussi en filigrane les élections fédérales dont plusieurs enjeux toucheront les municipalités. Les négociations entre les villes et le gouvernement du Québec pour en venir à un accord sur un nouveau pacte fiscal seront aussi très présentes dans le paysage. À travers cela se faufileront des dossiers comme celui de l'avenir des Olympiques, les négociations avec les syndicats, l'adoption d'un nouveau plan de gestion des matières résiduelles, le remboursement de l'argent volé par les firmes d'ingénierie collusionnaires et la révision des comités et commissions, notamment sur la question du salaire des élus.

Le bilan estival du maire en trois temps

Le boisé du Gîte Ami

L'été a amené son lot de difficulté dans le boisé situé près du Gîte Ami. Le nombre d'itinérants qui s'y sont installés a augmenté de façon importante par rapport à l'été passé. Les policiers ont dû intervenir à plusieurs reprises et «ça n'a pas toujours été facile», précise le maire de Gatineau. Le projet pilote dirigé cet été par le Centre d'intervention et de prévention en toxicomanie (CIPTO) sera remis en question au cours des mois qui viennent. «Si on doit y mettre fin, ça va prendre une alternative, insiste Maxime Pedneaud-Jobin. Qu'est-ce qu'on fait pour s'occuper des plus démunis? On ne va pas les renvoyer un peu partout dans Gatineau. Ça va prendre les efforts de beaucoup de partenaires.»

«Masson a besoin d'amour»

Le maire de Gatineau se prépare à appuyer la résolution que le conseiller Marc Carrière déposera au conseil mardi prochain. Le maire souhaite comme M. Carrière que le train à vapeur parte de Masson pour se rendre à Montebello. Il donnera son appui à la résolution, notamment parce qu'elle est conditionnelle, précise-t-il, à la présence d'un partenaire privé qui investirait de façon significative dans le projet. Le maire évacue toutes les questions concernant la longueur du trajet, l'état des rails et les capacités de la locomotive. «La présence d'un entrepreneur qui accepte d'y investir significativement son argent répondra à tout ça, selon moi», dit-il. Le maire Pedneaud-Jobin précise aussi que l'idéal, c'est que le départ se fasse dans le district de M. Carrière. «Masson a besoin d'amour, lance-t-il. Si un projet peut fonctionner là, c'est une grande nouvelle pour le quartier. Mais est-ce qu'on est capable de rentabiliser ça, ou si ça va devenir un puits sans fond? C'est la présence d'un entrepreneur privé qui va le déterminer.

Les retombées d'Agwatà soulèvent des doutes

Ça ne fait aucun doute, le spectacle Agwatà a été un succès de participation, cet été, sur le ruisseau de la Brasserie. Les retombées sur les commerces du centre-ville sont cependant moins évidentes. Les longues files d'attente de spectateurs qui étaient réduits à patienter en ligne jusqu'à la prochaine représentation font douter le maire de Gatineau. «Ça va faire partie de l'analyse qu'on va faire du succès d'Agwatà, a précisé Maxime Pedneaud-Jobin. C'est un spectacle extraordinaire, mais on se demande comment les gens qui participent peuvent avoir une expérience plus grande.» Une réflexion est nécessaire quant à la façon de mieux inclure les commerçants environnants à l'événement, ajoute le maire. Ce dernier affirme qu'il souhaite qu'une deuxième édition puisse être présentée, mais il s'empresse d'ajouter que ce sont «des gros sous». La Ville, dit-il, a dépensé 250 000 $ dans ce projet. «C'est un pensez-y-bien, mais c'est extrêmement intéressant.»

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