La construction peut se poursuivre au 42 Cochrane

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C'est «un très gros soulagement» pour Sébastien Leblanc. La Ville de Gatineau a terminé les vérifications entamées à la suite des inquiétudes soulevées dans le voisinage du 42, rue Cochrane, dans le secteur Aylmer, et confirme que le bâtiment qu'il est en train d'y bâtir «respecte la réglementation d'urbanisme».

Dans un communiqué émis vendredi avant-midi, la Ville de Gatineau indique que «la validation des conditions du permis est terminée et le bâtiment en construction respecte l'ensemble de la réglementation d'urbanisme».

La municipalité, qui avait bloqué les travaux, le 4 août, afin d'effectuer certaines vérifications, précise également avoir obtenu la confirmation, de la part de la Régie du bâtiment, que «le propriétaire s'est rendu conforme».

«La poursuite des travaux sera confiée à un entrepreneur détenant la qualification requise, indique la Ville. Les travaux de construction pourront donc se poursuivre.»

Des cicatrices

Des voisins du 42, rue Cochrane s'étaient opposés à l'érection d'un jumelé de deux étages dans le paysage garni de bungalows. Une pétition de 185 noms avait été récemment remise au conseiller du quartier, Richard Bégin, qui est aussi président du comité consultatif d'urbanisme.

Le propriétaire du 42, rue Cochrane a ainsi pu pousser un soupir de soulagement. «C'est déjà stressant, à la base, quand on essaye de bâtir notre propre maison, mais de rencontrer des obstacles comme ça, c'est grandiose», affirme Sébastien Leblanc.

Les dernières semaines ont été très éprouvantes, dit-il. «Stressant, ce n'est même pas le mot, lance-t-il. Ma santé en a pris un gros coup. [...] Je vais rester cicatrisé de tout ça.»

M. Leblanc espère que l'opposition se calmera dans le voisinage, maintenant que les vérifications ont été faites par les autorités municipales. «Je suis une personne très zen, et je ne laisserai pas une situation comme ça me briser et me changer. Je vais rester respectueux, et je ne suis pas rancunier non plus. [...] J'essaye de rester positif et j'espère que les voisins vont m'approcher avec un sourire. Avant même le début de la construction, je me suis présenté à mes trois voisins immédiats, et je leur ai expliqué mes intentions.»

Alors que la construction doit reprendre au cours des prochains jours ou des prochaines semaines, Sébastien Leblanc affirme qu'une certaine inquiétude subsistera jusqu'à ce que le projet soit complété. «Jusqu'à ce que je mette la dernière brique sur ma maison, je vais rester sur une crainte, mais avec la révision qui a été faite par la Ville, je doute [que l'opposition] revienne.»

La réforme de l'urbanisme prend du retard à Gatineau

Le cas du 42, rue Cochrane aura exposé à quel point le défi à relever pour le service de l'urbanisme est immense, selon le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin.

Le maire ne cache pas que ce service, qui a fait l'objet d'une crise de confiance dans la dernière année, demeure «sur les dents». Ce service, à qui on demande d'agir rapidement et prudemment, a tout un «défi à relever», dit-il.

«Mais là, on nous a reproché de ne pas écouter les citoyens, j'espère qu'on ne va pas nous reprocher de trop les écouter», a lancé M. Pedneaud-Jobin. Ce dernier affirme que le service de l'urbanisme a agi dans le dossier du 42, rue Cochrane exactement comme il devrait toujours le faire dans les autres dossiers.

«Dès qu'un citoyen exprime une crainte, le service doit parler à cette personne, rappelle M. Pedneaud-Jobin. Dans ce dossier, il manquait un document qui permet de déterminer le nombre d'étages permis. La fermeture du chantier était justifiée.

«Le service a clarifié les choses, tout est conforme et le chantier est relancé, a ajouté le maire. C'est comme ça qu'il faut agir, surtout dans un contexte où on pense qu'il peut y avoir des erreurs.»

Retard dans la réforme

Des cas particuliers comme celui du 42, rue Cochrane peuvent prendre énormément de temps à gérer pour une organisation. Et c'est loin d'être le seul «cas particulier» dont doit s'occuper le service d'urbanisme.

Les mégaprojets comme ceux de Windmill ou de Gilles Desjardins, au centre-ville, doivent aussi peser lourd sur la machine administrative.

«On prend un certain retard [dans le changement de culture du service de l'urbanisme], confirme le maire Pedneaud-Jobin. C'est difficile pour l'équipe de faire la gestion de ces cas particuliers et de procéder en même temps au changement de culture. Ce service a tout un défi sur les bras.»

Un bilan de l'évolution de la réforme sera d'ailleurs présenté aux élus à la mi-septembre. Les difficultés rencontrées au comité consultatif d'urbanisme qui ont poussé les élus du secteur Gatineau à interpeller la direction générale seront aussi abordées dans ce rapport. Quelques semaines plus tôt, le conseil aura une présentation de ce qui a été appelé le «règlement omnibus», qui renferme une panoplie d'assouplissements réglementaires devant permettre d'éliminer plusieurs irritants relatifs au service.

- Mathieu Bélanger, LeDroit

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