Sans la Ville, les Olympiques quittent

Norman MacMillan agit à titre de président du... (Etienne Ranger, Archives LeDroit)

Agrandir

Norman MacMillan agit à titre de président du comité de sauvegarde des Olympiques.

Etienne Ranger, Archives LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

La Ville devra participer financièrement à la construction d'un nouvel aréna si elle souhaite conserver les Olympiques chez elle. « C'est une question de vie ou de mort », assure sans détour Norman MacMillan.

En entrevue avec LeDroit, le président du comité de sauvegarde des Olympiques affirme avoir eu des discussions avec de nombreux partenaires avec qui d'intéressantes solutions ont été développées. Il est impossible toutefois de rassembler assez de financement pour construire un aréna privé pour le hockey junior en Outaouais. « C'est rêver en couleur », dit-il.

Les actionnaires des Olympiques arrivent à la toute fin des négociations avec deux partenaires potentiels pouvant jouer le rôle de gestionnaire de l'amphithéâtre. La semaine qui vient est déterminante. Ce n'est qu'une fois que les actionnaires du club de hockey auront pris leur décision que l'identité de ce partenaire sera connue.

« Nous avons fait notre travail, affirme M. MacMillan. Nous avons incité des gens à travailler avec nous pour trouver des solutions, et nous en avons. Mais pour que ça fonctionne, il va falloir que la Ville de Gatineau embarque. » M. MacMillan précise que l'offre initiale du maire Maxime Pedneaud-Jobin de louer du temps de glace à raison de 1,2 million $ par année dans un nouvel aréna est loin d'être suffisante.

Le plan qui doit être proposé à la Ville de Gatineau d'ici une semaine comprend la construction d'un complexe multiglaces - au moins deux - dont la gestion serait confiée à un organisme à but non lucratif (OBNL). Une des glaces aurait entre 4000 et 5000 sièges et y accueillerait l'organisation des Olympiques. Ces derniers seraient des partenaires-locataires de l'endroit.

« C'est clair que l'avenir des Olympiques de Gatineau se joue là-dessus, avec ce qui sera déposé dans environ une semaine, indique M. MacMillan. Si la Ville de Gatineau n'embarque pas, les Olympiques vont devoir quitter, c'est aussi clair que ça. »

50-50 avec Québec

Si Gatineau tient à garder son équipe de hockey junior, le conseil municipal devra changer son fusil d'épaule et accepter de financer la construction d'un aréna dont les coûts ne devraient pas dépasser les 50 millions $, soutient M. MacMillan.

L'ancien ministre responsable de l'Outaouais et aujourd'hui gouverneur des Olympiques explique que la Ville doit financer 50 % de la construction. L'autre moitié des coûts serait assumée par la subvention de 26 millions $ que le gouvernement du Québec conservait pour la construction du défunt centre multifonctionnel. Cette façon de fonctionner irait complètement à l'encontre de la position actuelle du conseil.

Gatineau pourrait aussi considérer la possibilité d'endosser un prêt contracté par l'OBNL qui permettrait de défrayer la moitié des coûts. Encore là, l'enveloppe de Québec permettrait de boucler le financement.

« Si Gatineau, comme elle le propose, veut agir comme partenaire en louant des heures de glace, elle devra le faire à fort prix, insiste M. MacMillan. Dans un tel cas, elle ne sera pas partenaire, mais locataire, et 1,2 million $ par année comme contribution ce n'est pas une participation suffisante. »

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer