À cheval vers le patrimoine

La balade en calèche mène les participants à... (Simon Séguin-Bertrand, LeDroit)

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La balade en calèche mène les participants à différents endroits du Vieux-Hull, des abords du ruisseau de la Brasserie en passant par la rue Hanson.

Simon Séguin-Bertrand, LeDroit

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Plus qu'un tour de calèche, le Vieux-Hull à cheval est une incursion au coeur de l'histoire du centre-ville de Gatineau.

En 90 minutes, l'excursion mène les passagers près des édifices gouvernementaux, certes. Mais aussi près des résidences les plus anciennes du secteur, aux abords du ruisseau de la Brasserie et à travers la méconnue rue Hanson - ex-lieu de résidence des plus riches de l'Île de Hull.

Mettre l'accent sur l'histoire du Vieux-Hull, c'est justement l'objectif de l'instigatrice du projet, Audrey Lapointe, qui agit à titre de guide durant les visites. «J'aimerais qu'un produit comme ça devienne la fierté des gens d'ici. Je ne voulais pas un produit touristique générique. [...] Ce qui est le fun, c'est que pour les gens qui viennent de la région, ç'a vraiment du sens, parce qu'ils passent là tous les jours.»

Les touristes en apprendront beaucoup sur l'histoire du centre-ville, les résidents aussi. Notamment sur l'histoire des différents lieux, comme l'hôtel Chez Henri ou l'hôtel Victoria - une ancienne épicerie.

POUR LES GENS D'ICI

Mme Lapointe soutient que l'activité cible d'abord et avant tout les citoyens de Gatineau. Elle estime que la majorité des touristes de l'Outaouais sont de passage pour voir des amis ou de la famille.

«Je veux que les gens d'ici invitent le monde à venir voir, à découvrir leur place, leur chez eux. [...] L'idée, c'était de faire comprendre notre identité régionale, explique Audrey Lapointe. Le but, c'est d'amener quelque chose à la communauté, pas juste d'amener des touristes pour venir dépenser du cash.»

Et si, au passage, les visites dans l'histoire du Vieux-Hull permettent aux Gatinois de développer un plus grand sentiment d'appartenance, elle s'en réjouira.

«Je trouve qu'on n'est pas fiers à Hull, on a de la misère à être fiers d'être Hullois. Même chose dans la Pointe-Gatineau. C'est comme si on avait honte de venir parce que c'est un quartier industriel et que c'est rough un peu.»

Pour l'instant, le projet en est à ses premiers balbutiements. Seulement une calèche sillonne le centre-ville, quatre virées seulement chaque jour de week-end. Mme Lapointe soutient avoir des idées pour développer l'initiative dès l'an prochain. Reste à voir si le projet obtiendra les appuis nécessaires.

jpaquette@ledroit.com

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