De la lumière au bout du tunnel dans Limbour

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Le conseiller municipal Cédric Tessier s'était engagé à régler le problème des inondations en campagne électorale.

Etienne Ranger, LeDroit

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Les résidents de Limbour vivent de moins en moins avec la peur de voir leur sous-sol inondé dès qu'ils aperçoivent de gros nuages gris dans le ciel.

D'importants travaux attendus depuis une vingtaine d'années sont en cours dans le secteur afin de mettre fin au cauchemar qu'ont vécu depuis 1994 les résidents des rues du Virgilier, Poirier et Paquin. Certains d'entre eux dontMichelle Légaré ont été inondés jusqu'à cinq reprises en 1994, 1998, 2000, 2007, et la dernière fois lors des pluies diluviennes de la Saint-Jean-Baptiste en 2011.

« La plupart des citoyens du quartier ne croyaient plus qu'une solution serait trouvée un jour, lance le conseiller Cédric Tessier, en regardant le chantier en cours sur la rue Saint-Louis. L'ancienne Ville de Gatineau n'a à peu près rien fait pour régler le problème dans le passé et il faut dire que la nouvelle Ville a pris beaucoup de temps avant de s'attaquer au problème. Les citoyens ne faisaient plus confiance à la Ville. »

Le conseiller Tessier s'était engagé à régler le problème des inondations en campagne électorale. Depuis, le promoteur du nouveau quartier de l'Érablière a dû accepter de construire deux bassins de rétention pour obtenir son permis de bâtir. La première phase des travaux de la Ville a pour sa part débuté le 13 juillet dernier avec le remplacement des ponceaux traversant la rue Saint-Louis qui devront acheminer les eaux pluviales de Limbour dans la rivière Gatineau. Le coût des travaux est d'un peu plus d'un million de dollars.

« Ce sont d'énormes tuyaux, note M. Tessier. Une voiture pourrait circuler à l'intérieur. Il pourrait y avoir un déluge et l'eau passerait quand même. Il restera ensuite la deuxième phase, l'an prochain, et ensuite nous pourrons dire que le problème systémique aura été réglé une bonne fois pour toutes. »

Rebâtir la confiance

Michelle Légaré ne cache pas sa joie à la vue de ce chantier. « Enfin, finalement, la Ville nous a pris au sérieux, lance-t-elle. Ça n'avait jamais été le cas auparavant. Ces travaux-là devaient être faits. On doit aussi une fière chandelle au conseiller Tessier qui a poussé fort pour que le dossier puisse débloquer. Je suis encore un peu stressé quand il se met à pleuvoir. Je garde un oeil sur mon sous-sol, mais je commence à reprendre confiance. »

Le conseiller admet que s'entendre avec le ministère des Transports du Québec (MTQ), responsable de la route 307 à cet endroit, a été long et ardu. Les travaux auraient pu débuter l'an dernier, mais la Ville n'a pas été en mesure de s'entendre avec Québec.

« L'engagement des citoyens a été bon dans ce dossier, note M. Tessier. Ils n'ont jamais lâché. C'est toujours bon quand les citoyens se mobilisent et ils avaient raison de le faire. Quand tu es inondé cinq fois en 20 ans, t'as raison de dire que quelque chose ne va pas. »

M. Tessier souhaite maintenant que le lien de confiance entre les résidents du quartier et la Ville de Gatineau, passablement malmené au cours des dernières années, se refasse petit à petit. « Ça va prendre du temps, dit-il. On ne peut pas dire que ça va revenir juste parce que les travaux se font. Mais les gens vont voir qu'ils ne sont plus inondés et peu à peu le lien de confiance va revenir. »

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