A&W: Gatineau permettra finalement le orange

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Même si la Ville a reculé dans le dossier, le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, ne voit aucun problème à ce que la Ville dicte aux compagnies les couleurs qu'elles peuvent utiliser pour s'afficher.

Martin Roy, LeDroit

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La Ville de Gatineau recule et permettra à la chaîne de restauration rapide A&W d'utiliser la couleur orangée pour l'affichage de son nouveau restaurant à l'angle du boulevard des Allumettières et du chemin Vanier.

Le service de l'urbanisme de la Ville de Gatineau admet avoir fait une erreur dans ce dossier. Il n'est pas en droit de dicter la couleur des enseignes d'un service à l'auto d'un restaurant comme il tentait de le faire depuis quelques semaines. 

LeDroit révélait dans son édition de mardi que le service d'urbanisme exigeait qu'A&W change l'orange pour le brun sur ses enseignes indiquant les directions pour son service au volant. Cette obligation a fait sursauter le conseiller du quartier, Maxime Tremblay. Ce dernier affirmait que la Ville n'a pas à dicter les couleurs corporatives d'une compagnie.

La confusion la plus totale a régné dans ce dossier, en début de journée, mardi. Le président du Comité consultatif d'urbanisme (CCU), Richard Bégin, a affirmé qu'il a appris par le biais du représentant du Droit qu'une telle condition était exigée par le service d'urbanisme, et ce même si son comité a voté sur la recommandation le 4 mai dernier. «Jamais il n'est venu à l'idée du CCU de faire changer les couleurs corporatives d'une entreprise, ce serait complètement absurde, c'est un malentendu», a affirmé M. Bégin. 

Le conseiller Tremblay refuse de qualifier le dossier de malentendu. «C'est clairement écrit dans le procès verbal, dit-il. Il y a eu un vote au CCU. La compagnie a été avisée qu'elle devait se conformer à cette exigence. On ne peut pas parler de malentendu. Pour moi, c'est clair, le service de l'urbanisme a complètement erré. J'espère que cela ne s'est pas produit ailleurs.»

Pour sa part, le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, ne voit aucun problème à ce que la Ville dicte aux compagnies les couleurs qu'elles peuvent utiliser pour s'afficher. Selon lui, il revient aux villes d'approuver la grandeur, la localisation et la couleur de l'affichage corporatif. «On peut se prononcer sur la couleur d'une affiche si c'est pour respecter l'esprit d'un lieu», dit-il.  

Erreur de l'urbanisme

Vérification faite, le maire de Gatineau n'a pas entièrement raison, mais il n'est pas entièrement dans l'erreur, tout comme les autres conseillers municipaux qui se sont exprimés dans ce dossier. En urbanisme, le diable se trouve souvent dans les détails. La Ville a le droit d'imposer certaines choses comme la grosseur, la localisation et même la couleur sur certains types d'enseignes, mais ne peut pas le faire pour d'autres types d'affichage

À la demande du Droit, la directrice du service d'urbanisme de la Ville de Gatineau, Catherine Marchand, a apporté les précisions nécessaires dans ce dossier. «À la suite de la dernière rencontre du CCU, nous avons fait une vérification réglementaire et nous nous sommes rendu compte que nous ne pouvions pas imposer une couleur pour ce type d'enseigne», a-t-elle indiqué. 

Les enseignes publicitaires sur le bord de la rue permettant d'identifier un commerce peuvent nécessiter l'obtention d'un certificat d'autorisation, pourvu que la zone commerciale où elles se trouvent fasse partie d'un règlement spécial appelé «plan d'implantation et d'intégration architecturale». C'est ainsi, par exemple, que la Ville de Québec a pu dicter certaines choses à la chaîne McDonald sur la rue Saint-Jean.

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