Gatineau veut économiser sur le déneigement des trottoirs

Toujours à la recherche d'économies, la Ville de Gatineau évalue la possibilité... (PATRICK WOODBURY, Archives Le Droit)

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Toujours à la recherche d'économies, la Ville de Gatineau évalue la possibilité de cesser le déneigement, dès l'hiver prochain, de 87 des 125 kilomètres de trottoirs situés sur des rues locales.

Cette mesure permettrait à la Ville d'épargner environ 800 000 $ en opération et en achat d'équipement. Cette somme pourrait être réinvestie, en tout ou en partie, pour améliorer le déneigement d'autres trottoirs situés en bordure d'artères collectrices et dans des corridors scolaires.

L'administration municipale estime que plusieurs kilomètres de trottoirs sont actuellement déneigés pour rien parce qu'ils sont situés dans des culs-de-sac ou sur des rues peu achalandées et qu'ils n'offrent donc pas de valeur ajoutée, selon les fonctionnaires. 

La proposition des services municipaux a cependant mené à une levée de boucliers de la part de nombreux élus autour de la table du conseil municipal. À l'unanimité, ils ont rejeté la proposition de l'administration. Les élus ont plutôt mandaté le service des travaux publics de faire une tournée des caucus de secteur afin d'établir les critères à retenir pour déterminer où doit se faire le déneigement, ainsi que pour préciser la liste des trottoirs à ne plus déneiger l'hiver prochain. 

«On donne l'impression de parler des deux côtés de la bouche, s'est exclamée la conseillère Sylvie Goneau. D'un côté, on souhaite que les gens marchent et utilisent le vélo plutôt de l'auto, sauf que de l'autre on nous demande de prendre des mesures qui ne rendront pas la vie facile aux gens qui veulent utiliser les trottoirs.»

Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, a tenté de ramener le débat en indiquant que l'objectif était de «se sortir du déneigement systématique d'un trottoir sur deux». À son avis, il ne s'agit que d'une «porte ouverte» pour revoir cette politique qui date de l'administration de l'ancien maire Marc Bureau. «Si nous en retirons 50 kilomètres, ce sera ça, dit-il. Il y a des économies faciles à faire parce qu'à certains endroits, on déneige pour rien. Il y a 87 kilomètres de trottoirs pour lesquels la question se pose et pour 800 000 $ d'économie, ça vaut la peine de se la poser.»

Mme Goneau a répliqué qu'elle n'était pas prête à faire des économies sur la sécurité des citoyens. «Je ne suis pas prête à ce qu'on lance nos citoyens dans les rues, entre les voitures, parce que les trottoirs ne sont pas déneigés», a-t-elle lancé. Mme Goneau a reçu l'appui du conseiller Richard Bégin, qui est aussi président de la Commission des aînés. «Je suis d'accord à ce qu'on cherche des moyens de réduire les coûts, mais il faut auparavant connaître les impacts que ça pourrait avoir sur les aînés», dit-il. 

Les services municipaux doivent revenir devant le conseil avec une nouvelle proposition dès le début de l'automne.

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