Lente marche vers l'embellissement

En investissant dans leur demeure, des résidents du... (Martin Roy, LeDroit)

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En investissant dans leur demeure, des résidents du Vieux-Hull, Isabelle Benoit, Lissa Constantine, Marc Gervais , Claude Boyer et Kate Helwig - ont voulu contribuer à leur façon à la revitalisation de leur quartier.

Martin Roy, LeDroit

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La revitalisation du centre-ville de Gatineau, c'est l'animation du quartier, c'est la densification - et les tours à condos qui accélèrent ce processus -, ainsi que la disponibilité des services de première ligne. La revitalisation, c'est aussi l'embellissement des rues du Vieux-Hull.

Depuis quelques années déjà, petit à petit, des rénovations sont menées dans les différentes résidences de l'Île-de-Hull. Ces rénovations sur les balcons, les toitures ou encore les façades des maisons et autres bâtiments partout dans le centre-ville ne se multiplient pas par hasard.

De nombreux programmes de subventions existent pour encourager les propriétaires à effectuer ce type de travaux. Le programme Rénovation des Vieux Quartiers de la Ville de Gatineau, par exemple, permet d'obtenir des subventions entre 4000$ et 10000$ pour corriger des défectuosités.

«Souvent, c'est pour améliorer la structure de la maison, refaire les fondations ou la plomberie, pour s'assurer que les maisons sont en bon état, soutient la conseillère de Hull-Wright, Denise Laferrière. C'est dans l'intérêt du propriétaire et de la Ville, quand il y a des rénovations importantes comme celle-là, c'est mis au rôle d'évaluation et la propriété vaut plus cher.»

Il existe également un programme pour la mise en valeur du patrimoine bâti. C'est à ce niveau que des propriétaires de résidences - parfois centenaires - du Vieux-Hull peuvent contribuer à l'embellissement du centre-ville.

Claude Royer et Kate Helwig ont fait de multiples travaux depuis l'achat de leur résidence sur la rue Champlain, il y a plus de 20 ans. La porte d'entrée a été restaurée, les fenêtres d'époque de cette résidence plus que centenaire ont eu droit à des réparations, tout comme le balcon. Les subventions ont facilité tous ces travaux.

Même chose pour Lissa Constantine, résidente de la rue Notre-Dame-de-l'Île, qui a également rénové l'extérieur de son logis. Elle affirme que la proximité entre les résidents du quartier l'encourage à continuer les efforts pour embellir sa maison.

«Ce n'est pas une compétition, mais il y a une fierté à tirer d'habiter quelque part où c'est beau», explique Mme Constantine.

Isabelle Benoit, propriétaire de l'Auberge Un pied à terre, est un exemple parmi tant d'autres. Elle a acheté l'endroit en 2004, alors que l'auberge venait d'être créée.

Le lieu a longtemps été abandonné. Pourtant, il possède une valeur historique intéressante. Il s'agissait de la résidence de Wilfrid Sanche, le grand-père de Guy Sanche. C'est à cet endroit que le fameux interprète de Bobino a vécu les premières années de sa vie.

Le scénario est le même chez Marc Gervais, un résident de la rue Notre-Dame-de-l'Île. Lorsqu'il a acheté sa maison au début du millénaire, les lieux étaient pratiquement insalubres. À l'époque, les subventions n'étaient pas disponibles. Ça ne l'a pas empêché de faire ces travaux.

«J'ai trouvé des aiguilles, des bouteilles. Ça sentait l'urine partout dans les vieux tapis, relate M. Gervais. J'ai acheté à cause du quartier et je voyais le potentiel. Toutes les maisons du quartier, il y avait un travail à faire de toute façon. Il fallait avoir une vision.»

Jpaquette@ledroit.com

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