Pas d'intérêt pour la rue Morin

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«Il ne faut pas conclure à l'échec tout de suite, mais il faut analyser les conditions d'appel d'offres», a déclaré le conseiller Richard Bégin.

Courtoisie

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Après avoir investi 9,3 millions $ pour exproprier les propriétaires de la rue Morin, pour démolir les taudis qui faisaient la réputation de cette artère et pour refaire la rue jusque dans son sous-sol, la Ville de Gatineau se retrouve aujourd'hui devant rien, du moins, pour le moment.

Aucun promoteur n'a répondu à l'appel de la Ville pour développer ce lien de mobilité qualifié de très important dans la revitalisation du centre-ville. La future rue Morin devait permettre d'assurer la continuité entre le défunt centre multifonctionnel et l'axe culturel de la rue Montcalm. Gatineau souhaitait y voir la construction d'édifices résidentiels et commerciaux d'un maximum de quatre étages. Le zonage avait été modifié afin d'y permettre une panoplie d'usages. « La rue Morin Sud sera au coeur de la vie urbaine et culturelle du centre-ville », disait l'appel d'offres.

Les promoteurs privés avaient jusqu'au 21 mai dernier pour démontrer de l'intérêt pour ces terrains dont la superficie totale atteint 3758 mètres carrés. Un mois plus tard, les services municipaux tentent encore de comprendre les raisons pour lesquelles aucune soumission n'a été reçue. Au cabinet du maire, on ajoute que le conseil attend une analyse de la situation de la part des services.

Ce n'est qu'hier, de la bouche du représentant du Droit, que la conseillère du quartier, Denise Laferrière, ainsi que le président du Comité consultatif d'urbanisme, Richard Bégin, ont appris que le projet avait été boudé par les promoteurs.

Pour Mme Laferrière, il s'agit d'une deuxième grande déception en moins d'un mois. Cette dernière avait défendu jusqu'au bout le projet du centre multifonctionnel.

« On avait beaucoup d'espoir pour cette rue, lance Mme Laferrière. Les terrains nous appartiennent. C'est rare qu'on peut dicter ce que nous voulons. Nous avions développé un zonage intéressant pour faire de la mixité sociale et des résidences d'artistes. Peut-être que c'est moins intéressant pour le privé de développer quelque chose à cet endroit maintenant que le centre multi n'est plus dans les plans. Il ne faut toutefois pas lancer la serviette. »

Richard Bégin s'est dit « préoccupé » par le manque d'intérêt des promoteurs. « Le projet s'inspirait de ce qui a été fait dans le quartier Saint-Roch à Québec, rappelle-t-il. Là-bas, le concept a bien fonctionné. Il faut se demander pourquoi ça n'a pas fonctionné ici. Il ne faut pas conclure à l'échec tout de suite, mais il faut analyser les conditions d'appel d'offres. Une chose est claire, développer l'Île de Hull est un défi particulier. »

Les terrains sont toujours en vente et les acheteurs potentiels doivent encore se plier aux exigences de la Ville pour les développer.

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