Gatineau et Ottawa pourraient s'unir pour moins enfouir

Le volume de déchets que produisent Ottawa et... (Etienne Ranger, LeDroit)

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Le volume de déchets que produisent Ottawa et Gatineau est suffisamment important pour leur permettre d'envisager des technologies qu'elles ne pourraient pas se payer seules.

Etienne Ranger, LeDroit

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Les relations entre la Ville de Gatineau et la Ville d'Ottawa se resserrent à un point tel que les deux grandes voisines évaluent présentement la possibilité de faire ensemble la gestion de leurs déchets.

Il n'est pas question ici de collecte aux portes des matières résiduelles ou d'une tarification commune, loin de là, mais de valorisation des déchets. Le volume de déchets que produisent les deux villes est suffisamment important pour leur permettre d'envisager des technologies qu'elles ne pourraient pas se payer seules. 

Gatineau n'est jamais arrivée à s'entendre avec les MRC de la région sur une solution régionale pour éviter l'enfouissement de ses déchets dans des dépotoirs situés à quelque 200 kilomètres. Pour sa part, Ottawa se remet à peine de son échec avec Plasco Energy Group avec qui elle avait signé une entente de 180 millions $ sur 20 ans. La compagnie a fait faillite et sa technologie de gazéification n'a jamais rempli ses promesses à l'échelle industrielle. 

Les deux municipalités doivent maintenant trouver une nouvelle solution. Gatineau doit présenter son nouveau Plan de gestion des matières résiduelles au gouvernement du Québec à l'automne prochain. 

Volume de déchets

«Avec Ottawa, l'aspect intéressant, c'est le volume énorme de déchets, lance le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin. Si on met ça ensemble, ça nous donne accès à des technologies qui ne seraient pas accessibles ni pour eux ni pour nous. Je pense à la création de méthanol, comme ça se fait dans une usine d'Edmonton que j'ai visitée. Je reste très prudent par contre. Nous avons seulement accepté d'échanger là-dessus. On sait que c'est une technologie qui pourrait être intéressante pour les deux villes, mais il  y a encore beaucoup de vérifications à faire. Mais juste de réfléchir ensemble nous donne accès à des technologies auxquelles nous ne pourrions même pas penser séparément.»

L'usine d'Edmonton dont parle le maire de Gatineau est gérée par la compagnie québécoise Enerkem. L'usine traite plus de 110 000 tonnes de déchets par année qu'elle convertit en méthanol, un gaz liquide biochimique. Edmonton a réussi à détourner 90 % de ce qu'elle envoyait à l'enfouissement grâce à cette usine. 

Pour éviter les enjeux de juridiction, l'usine de valorisation devrait se situer d'un côté ou de l'autre de la frontière entre l'Ontario et le Québec, explique le maire. Les déchets propres à chaque ville devraient subir une première transformation avant d'être traversés sous forme de résidus dans la province voisine. C'est le résultat de cette première transformation qui serait ensuite valorisé en méthanol. 

Parallèlement à ces discussions avec Ottawa, Gatineau poursuit toujours ses travaux avec les MRC de l'Outaouais afin de voir comment elles pourraient s'intégrer à ce modèle. «Je persiste à penser que ce serait intéressant de faire quelque chose ensemble», dit-il. Les MRC de l'Outaouais ont elle aussi jusqu'à cet automne pour présenter leur PGMR au gouvernement du Québec.

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