Gatineau négocie serré

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Mardi, la Ville de Gatineau a annoncé la signature d'une convention collective avec les employés du secteur aquatique. On aperçoit ici le maire Pedneaud-Jobin en compagnie d'Alexandre Lorrain, représentant syndical.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Une première convention collective vient d'être signée, à Gatineau, avec les travailleurs du secteur aquatique, mais beaucoup de travail reste encore à faire pour mener à terme les autres négociations en cours.

Le travail avancerait «lentement», selon les quelques informations obtenues par LeDroit. À l'heure actuelle, aucune des parties impliquées ne souhaite «négocier dans les médias». Gatineau négocie actuellement avec ses cols bleus, ses cols blancs et ses policiers. Les pompiers se joindront à la danse à la fin de l'année.

Les cols bleus sont sans contrat de travail depuis janvier 2013. Le président du syndicat, Denis Savard, indique avoir participé à une cinquantaine de séances de négociations avec la Ville depuis le début des pourparlers. La Loi 15 sur les régimes de retraite et les offres faites par le gouvernement du Québec à ses fonctionnaires viennent mettre «beaucoup de pression» à sa table de négociation, dit-il. 

Le cadre financier à l'intérieur duquel tente de négocier la Ville ne permettrait pas des augmentations supérieures à 2 % par année, en plus d'exiger une réorganisation du travail permettant de dégager d'autres économies. Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, a lui-même parlé «d'anciens paramètres», hier, pour qualifier certaines augmentations de salaire négociées avec les travailleurs du secteur aquatique pour les premières années de la convention. Les deux dernières années du contrat prévoient des augmentations salariales de 1,5 %.

«Ça négocie très serré, indique M. Savard, sans vouloir préciser les offres de la municipalité. Il n'y a pas beaucoup de marge de manoeuvre. Si nous voulons de meilleures augmentations salariales, la Ville nous demande de couper dans nos congés de maladie et dans nos vacances. C'est évident que la Ville souhaite briser le moule des augmentations de salaire des dernières années.»

Sur ce dernier point, le maire de Gatineau avait été très clair en octobre dernier. «Il y a une volonté claire du conseil de freiner cet élan de concurrence absolue avec le fédéral, disait-il. Il y a une volonté politique de faire en sorte que les augmentations de salaire ne soient plus les mêmes que par le passé.»

Son discours n'avait pas changé, hier, juste avant d'apposer sa signature sur la convention collective des travailleurs du secteur aquatique. «Notre préoccupation c'est la capacité de payer des contribuables, a rappelé le maire. On s'est fixé un cadre financier qu'on veut respecter. Si nous sommes capables de trouver de nouvelles façons de travailler qui dégagent des économies, on pourrait être plus parlables à d'autres égards. Le fédéral fera toujours partie de l'équation, nous sommes à côté d'un géant et si on veut attirer des gens faut rester concurrentiel, mais il y a des limites à ce qu'on peut payer.»

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