Arénas de quartier: Tremblay ne lèvera pas le petit doigt

Le conseiller Maxime Tremblay... (Étienne Ranger, Archives LeDroit)

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Le conseiller Maxime Tremblay

Étienne Ranger, Archives LeDroit

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Le conseiller Maxime Tremblay n'a pas l'intention de lever le petit doigt pour faire avancer le projet présenté par le maire de Gatineau, mardi, qui cherche à utiliser la subvention de 26,5 millions $ de Québec pour lancer un chantier de réfection des arénas de proximité.

Il a plutôt l'intention de travailler au projet qu'il prépare depuis longtemps, dit-il, comme représentant de la Ville au sein du comité formé par Norman MacMillan. Il proposera officiellement la création de ce comité, mardi prochain, lors du conseil municipal. Comme prévu, la députée de Hull, Maryse Gaudreault, doit aussi y siéger, tout comme le conseiller Stéphane Lauzon, ainsi que deux hauts fonctionnaires de la Ville, le directeur du Bureau grands projets et le directeur du module des sports et des loisirs.

L'attachée de presse du maire de Gatineau, Laurence Gillot, a précisé que la Ville et le conseil attendaient que M. MacMillan précise le mandat de son comité avant que soit décidé quels seront les représentants de la Ville qui y siégeront.

Le vote remporté par le maire à 10 contre 9 a peu de valeur aux yeux de M. Tremblay. « Ça, c'était mardi, dit-il. On verra bien plus tard. Si nous arrivons avec des bons scénarios, je ne suis pas inquiet, le reste du conseil va suivre. »

Le projet sur lequel veut travailler le conseiller Tremblay implique toutefois la construction d'un aréna basé sur les besoins des Olympiques de Gatineau, ce que la Ville a remis entre les mains du privé il y a un peu plus de 24 heures.

« Je ne suis pas d'accord avec la solution proposée par le maire, explique M. Tremblay. C'est une mauvaise solution, c'est une erreur grave. Le maire dit non aux Olympiques et il dit non à une subvention de 26,5 millions $. Le maire a été avisé dès le départ que son plan ne passerait pas à Québec et il a présenté ça comme un simple risque de perdre la subvention. Est-ce qu'il a menti au conseil ? Est-ce qu'il se dit qu'il a une voix tellement forte qu'il allait réussir quand même ? Moi j'ai discuté avec Maryse Gaudreault et elle dit qu'il y a une ouverture pour le projet du comité de M. MacMillan. Moi je prends l'ouverture. Le maire a décidé de prendre la fermeture. C'est son choix. »

Projet de quatre glaces

Maxime Tremblay affirme travailler en coulisse sur un projet de complexe de quatre glaces pour son quartier depuis juin 2013. Voyant l'enlisement dans le projet de centre multifonctionnel au cours des derniers mois, il a approfondi ses recherches dans le dossier. Le maire a été mis au courant des démarches, affirme M. Tremblay. « J'en parlais avec Maryse Gaudreault et j'ai compris qu'il pourrait y avoir une ouverture pour un quatre glaces dont une avec 4000 sièges pour les Olympiques. »

Dans le nouveau contexte qu'est celui de l'après centre multifonctionnel, M. Tremblay affirme que ce projet pourrait aussi bien voir le jour dans l'est que dans l'ouest de la Ville. Il précise aussi que son idée n'est qu'un exemple de ce qui pourrait se faire. « Moi ce que je veux c'est de préserver les 26 millions $ », dit-il.

Et à ceux qui croient que la proposition du maire Maxime Pedneaud-Jobin en vaut la peine, M. Tremblay leur propose d'en prendre le leadership. « Qu'ils s'impliquent, dit-il, mais qu'ils arrêtent de nommer mon nom, ce n'est pas mon projet. Qu'ils attendent les téléphones pour voir. Je ne pense pas que ça va se réaliser. »

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