La STO présente son plan minceur

L'exercice s'étendra sur trois ans et doit permettre... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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L'exercice s'étendra sur trois ans et doit permettre des économies de quatre à cinq millions de dollars pour la STO.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Il était attendu ce diagnostic organisationnel de la Société de transport de l'Outaouais (STO), l'outil de gestion dont a voulu se doter l'organisation pour rationaliser ses dépenses.

La STO indique vouloir générer des économies de 5 millions $ sur une période de trois ans. En réalité, la moitié du travail est déjà fait. Une première vague de rationalisation des dépenses, fait sans le diagnostic organisationnel, a permis de dégager des économies de 2,4 millions $ dans la seule dernière année.

«Disons que notre boule de cristal nous a bien servi, a lancé le président de la STO, Gilles Carpentier. Je nous donne la tape dans le dos qui nous revient, on a pris des décisions courageuses dès le début du mandat.»

Le diagnostic organisationnel, rendu public jeudi, doit donc permettre de dégager essentiellement la même somme que dans la dernière année, mais d'ici trois ans.

La tâche ne sera pas si mince, laisse cependant entendre M. Carpentier. La STO a beau avoir un budget de 133 millions $ en 2015, le poste budgétaire sur lequel la rationalisation peut s'exercer, l'administration, n'est que de 46 millions $. «En atteignant notre cible de cinq millions $, c'est une économie de 11 % de notre budget», précise le président de la STO.

La même logique s'applique sur les postes. Pour l'instant, 14 postes, dont cinq de cadres, sont abolis des 180 postes de natures administratives.

M. Carpentier est demeuré très vague sur la possibilité de couper d'autres postes dans l'organisation du transporteur public pour attendre l'objectif de 5 millions $. Même si le taux d'encadrement et de personnel administratif (21 %) est plus élevé à la STO que la moyenne des autres sociétés de transport (17 %), ces secteurs ne semblent pas la cible prioritaire pour réaliser le reste des économies.

«Il est prématuré de dire combien d'autres postes pourraient être abolis pour atteindre l'objectif, a-t-il affirmé. Nous allons nous questionner sur la pertinence et la valeur ajoutée de tous les postes qui vont se libérer. Il faut aussi savoir tenir compte des spécificités de l'organisation. Il y aura un examen à faire.»

Les syndiqués pourraient rapidement avoir une meilleure idée des intentions de l'employeur. Les négociations pour un nouveau contrat de travail s'amorçaient jeudi avec le syndicat des chauffeurs. Le président de la STO a tendu la main aux différents syndicats, disant vouloir travailler en collaboration dans l'atteinte de l'objectif de 5 millions $.

«Nous sommes heureux d'apprendre que la STO veut travailler conjointement avec les syndicats, a indiqué Félix Gendron, président du syndicat des chauffeurs. Il faut discuter ensemble pour que les ententes soient bonnes pour les deux parties.»

Sur les routes, les autobus de la STO semblent avoir le vent dans les voiles. L'organisation a annoncé un huitième mois consécutif avec une augmentation de l'achalandage. «Ce mois d'avril est même le plus performant de toute l'histoire de la STO, a noté M. Carpentier. Il se passe quelque chose.»

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