L'Ordre de Gatineau pour Denis Labelle et Jean Vaillancourt

Denis Labelle et Jean Vaillancourt ont reçu la... (Etienne Ranger, LeDroit)

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Denis Labelle et Jean Vaillancourt ont reçu la plus haute distinction honorifique de la Ville de Gatineau, mercredi soir.

Etienne Ranger, LeDroit

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La famille des Grands Citoyens de Gatineau a accueilli deux nouveaux membres. Mercredi soir, le maire Maxime Pedneaud-Jobin a remis à Denis Labelle et Jean Vaillancourt, l'ex-recteur de l'UQO, la médaille de l'Ordre de Gatineau, la plus haute distinction honorifique de la Ville.

Les Jeux olympiques de Montréal de 1976 ont marqué Denis Labelle. Adolescent, il a vu en personne les exploits de la Reine des jeux, Nadia Comaneci, qui était à peine plus âgée que lui. S'inspirant des performances de la jeune gymnaste de 14 ans, M. Labelle s'implique plus tard dans le sport amateur et fonde à Gatineau le premier club d'athlétisme de niveau international. Avec son frère jumeau Serge, lui aussi décoré de l'Ordre de Gatineau en 2010, il entraîne au fil des ans quelque 800 jeunes de la région.

«Je suis un enfant des Jeux de Montréal. J'ai été fasciné de voir tout ce qui était possible. À partir de là, tout mon cadre de référence par rapport à ce qui est possible d'accomplir dans ma vie a changé du jour au lendemain», affirme-t-il au sujet des exploits de la gymnaste, qu'il aura plus tard la chance de rencontrer.

Sa passion pour l'athlétisme lui fait atteindre les plus hautes sphères du sport amateur. Diplômé de l'Académie internationale olympique de Grèce, cet ancien du Collège Saint-Alexandre est membre fondateur de l'Union internationale de triathlon, qui a vu le jour en 1989. 

Onze ans plus tard, c'est la consécration. En 2000, ce sport devient finalement une discipline olympique aux Jeux de Sydney, en Australie.

M. Labelle habite maintenant entre Montréal et Tokyo, où il a monté une agence de marketing. Mais le parc de la Gatineau demeure son terrain de jeu favori. «J'en connais tous les recoins. C'est quelque chose qui me manque énormément», confie-t-il.

Même s'il est originaire de Québec, l'ex-recteur de l'Université du Québec en Outaouais (UQO), Jean Vaillancourt, n'a aucune intention de quitter la région.

C'est en Outaouais qu'il a fondé sa famille et chaque fois que le travail l'a amené ailleurs durant sa carrière de chercheur en mathématique, il y est revenu.

À titre de simple citoyen, M. Vaillancourt a connu les balbutiements de l'UQO au début des années 1980. Aujourd'hui, il est à même d'apprécier le chemin parcouru, mais son regard est résolument tourné vers l'avenir.

«J'avais trouvé extraordinaire que des gens sur le territoire d'une grande université ontarienne (l'Université d'Ottawa) aient le courage de créer une université de toutes pièces et de la planter là sur le bord de la rivière sur un magnifique campus, commente-t-il. D'avoir pu comme quatrième recteur de l'UQO jouer ce rôle de traducteur de la volonté collective a été un privilège inouï.»

M. Vaillancourt, qui a dirigé l'UQO durant une décennie de 2005 à 2015, rêve d'un financement «équitable» pour l'institution, qui reçoit environ 2 % des investissements en éducation postsecondaire même si elle dessert 10 % de la population du Québec.

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