Nuages gris pour le Festival de montgolfières

Il ne fait pas de doute dans l'esprit... (Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit)

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Il ne fait pas de doute dans l'esprit de personne à la table du conseil municipal que le FMG est un acteur touristique important pour Gatineau.

Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit

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Les difficultés du Festival de montgolfières de Gatineau (FMG) étaient connues, elles sont maintenant chiffrées. L'organisation a fait un déficit de 227800 $ pour son édition de 2014. La réserve de 300000 $, après une autre année de déficit, est maintenant à sec et le festival doit emprunter sur sa marge de crédit pour combler le manque à gagner.

C'est le principal constat du bilan de l'année financière 2014 présenté par le FMG, mardi, au conseil municipal. Le retour à l'équilibre budgétaire s'appuiera notamment sur la collaboration de dame Nature. Une seule journée de pluie peut provoquer un déficit de 200000 $, a fait savoir le président du FMG, Guy Leblanc.

L'organisation fait un effort de rationalisation de 10 % de ses dépenses pour l'édition 2015, ce qui explique en grande partie l'absence d'artistes internationaux sur les planches de la scène principale du festival cette année. Le taux de change de la monnaie américaine est trop élevé. La programmation 2015 sera donc à 100 % québécoise.

M. Leblanc explique que l'ajout d'une cinquième journée, en 2014, a fait mal à l'organisation. Elle s'attendait à obtenir plus de subventions pour cette journée supplémentaire, mais l'argent n'est jamais venu. Paradoxalement, le FMG tient mordicus à maintenir cette journée de festivités supplémentaires en 2015. «C'est une demande des festivaliers, indique M. Leblanc. C'est le long week-end de la fête du Travail et les gens sont déjà dans un esprit de vacances.»

Le FMG propose que les prochains surplus de l'événement servent à renflouer la réserve, jusqu'à concurrence de 300000 $. Le FMG sera aussi responsable de rembourser l'emprunt à la marge de crédit, ainsi que les intérêts.

Retombées économiques?

Il ne fait pas de doute dans l'esprit de personne à la table du conseil municipal que le FMG est un acteur touristique important pour Gatineau. Certains élus comme Louise Boudrias et Gilles Carpentier ont cependant questionné la rigueur des données fournies par le FMG concernant les retombées économiques et le nombre de nuitées qu'engendre le festival dans la région.

En se basant sur des études de Segma Recherche et Watson Recherche, le FMG assure que l'événement génère 89 000 nuitées dans la région. Mme Boudrias a remis ces informations en question en affirmant qu'il n'y avait que 2000 chambres d'hôtel à Gatineau.

Guy Leblanc a dû admettre que les 89 000 nuitées dont il est question ne regroupent pas seulement les gens qui vont dormir à l'hôtel, mais aussi ceux qui sont hébergés chez des membres de leur famille, ainsi que les quelque 1000 caravaniers qui s'installent sur le site du festival pour plusieurs nuits. «Ce sont quand même des gens de l'extérieur qui consomment dans la région», dit-il.

Il explique que pendant le festival, les 3000 chambres d'hôtel de la région sont occupées. Alors que Gatineau ne compte que 2000 chambres d'hôtel, à ce chapitre, le président du FMG compte aussi les chambres d'hôtel situées, par exemple, à Maniwaki. Il tient aussi pour acquis que la totalité des chambres de la région est occupée par des festivaliers, ce qui est difficile à démontrer.

Le manque de rigueur quant à ces données a poussé des élus à demander l'étude intégrale sur laquelle se base le FMG pour affirmer que l'événement rapporte plus de 13 millions $ en retombées économiques.

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