Gatineau veut larguer son catalogue Culture et loisirs papier

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La Ville se désole aussi que le tiers des programmes, qui font environ 80 pages, se retrouvent directement au recyclage ou à la poubelle une fois livrés.

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La Ville de Gatineau veut abandonner complètement la production et la distribution de porte en porte de son programme de culture et loisirs en format papier.

Le catalogue de programmation des activités de la Ville, publié trois fois par année serait, dès 2017, disponible uniquement en format électronique. L'administration municipale souhaite faire ce passage au virtuel pour des raisons économiques et des considérations environnementales. L'abandon de la version papier de ce catalogue permettrait des économies annuelles récurrentes de 163 000 $. Une phase de transition serait mise en place dès cette année. Une partie des économies, 150 000 $, devra être réinvestie dans le développement d'outils technologiques et dans une campagne de communication.

Plusieurs élus ont émis des craintes quant à la vitesse à laquelle souhaite avancer l'administration dans ce dossier, notamment sur l'impact que cela aurait sur les aînés et les clientèles vulnérables. Ainsi, un bilan des impacts sera présenté aux élus en septembre 2016. Le catalogue pour la programmation de l'automne 2015 sera le dernier à être distribué à chaque maison de la Ville de Gatineau.

«Je ne suis pas contre la vertu, il faut faire ce virage, mais selon moi, c'est trop rapide, a lancé le conseiller, Martin Lajeunesse. Selon moi, le catalogue est essentiel. Il faut informer les gens avant qu'on arrête de le publier. Les aînés, les gens à faible revenu, il y a des gens qui sont moins sur le Web.»

Son collègue de Masson-Angers, Marc Carrière, craint que ce passage trop rapide à l'ère numérique ait un impact sur le nombre d'inscriptions aux activités de la Ville. «Des gens n'auront pas l'information ou passeront tout droit, dit-il. Les gens consultent encore le catalogue en papier. Il y a 42 % des gens, selon notre sondage, qui ne sont pas prêts à faire le saut sur le Web. C'est important.»

D'un tout autre avis, le conseiller Denis Tassé affirme qu'il ne faut pas avoir peur du changement. «Il y a 82 % des résidents de Gatineau qui sont branchés, note-t-il. On ne va pas attendre que ce soit 100 %. Pour les autres, il y aura de l'aide dans les centres de services, dans les bibliothèques et dans les maisons de quartier. Il faut aller de l'avant sans avoir peur.»

Inscription téléphonique

La Ville de Gatineau annonce aussi la fin des inscriptions aux activités par téléphone, un système archaïque, selon l'administration.

Dès décembre 2015, les inscriptions se feront par Internet, ou en personne. «On ne devrait pas couper le téléphone, affirme M. Lajeunesse. C'est trop vite. La gestion du changement doit se faire en progression.»

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